Les femmes en fête ! Le 8 Mars est déclaré par les Nations Unies : Journée internationale des droits des femmes, et cela, depuis 1977.  Cette date commémorative en faveur de la gent féminine trouve sa genèse dans les combats opiniâtres des ouvrières du début du 20e siècle pour de meilleures conditions de vie et de travail. L’humanité toute entière se souvient chaque année de cette date et la célèbre toujours en fanfare.

Malgré des cas de viols incestueux, de féminicide, de violences conjugales, de l’excision, de mariages forcés et du manquement à l’égalité professionnelle auxquels elle subit, la femme ne se laisse pas faire. Elle se montre à la fois, la soupape et le piédestal de nombreux foyers. Et plus loin, elle participe activement au développement des nations et s’invite même dans les prises de décisions au plus haut sommet des États.

Cette année, avec la Covid-19 et ses multiples variants dont le taux mortifère explose, cette journée en faveur des femmes se déroule dans un contexte restreint.

Quelques femmes artistes, journalistes, activistes et écrivaines à travers l’Afrique et le monde ont pris la parole sur SITANEWS©.

Photo facebook : l’ex-animatrice de l’émission M.L.A sur Espace Fm Guinée

« Que serait le monde sans la femme ? », s’interroge Ada Camara, animatrice de radio et télé. Elle poursuit : « Je fais partie de ces personnes qui croient au matriarcat dans les temps. Le pouvoir, c’est la femme. Que serait le monde sans la femme ? Ce qui faudrait reconnaître malgré tout, c’est que la femme est l’essence même de l’humanité, la déesse de l’harmonie, de l’amour et de l’ordre dans son foyer. En vrai, nous sommes l’autorité, puisqu’au fond, seule une femme peut canaliser un homme. Bonne Fête des femmes ! Bonne fête très chères reines ».

Djina très influente sur web

Djina, l’Animatrice de l’émission Ça Part En Live affirme que : « la femme a compris son importance, sa valeur et son impact au sein de la société ». Aujourd’hui, dit-elle, « on trouve des femmes à de très hautes fonctions, et surtout, elles osent prendre des risques tout comme les hommes. La femme a évolué et continuera à évoluer pour prendre une place encore plus importante dans la société. Bonne fête à nous Mesdames ».

Photo : Sia Tolno, l’une des grandes stars de la musique africaine de Guinée

Pour sa part, la chanteuse Sia Tolno tire la sonnette d’alarme : « Les droits des femmes, ce n’est pas seul un jour. C’est une lutte de tous les jours. La journée consacrée aux droits des femmes est une occasion pour nous, d’attirer l’attention des gouvernants sur la protection des droits des femmes. En tant que militante, nous avons constaté une recrudescence des cas de viols sur mineures et de violences faites aux femmes, dans notre pays la Guinée, en 2020. Nous nous réjouissons de la mise en place d’une brigade de gendarmerie qui a pour mission de traquer les contrevenants. J’exhorte donc tous à poser plus d’actions concrètes dans le cadre de la protection des femmes et enfants. Nous sommes des femmes, l’avenir des Hommes ! ».

Photo : Amy travaille chez Adobe France en tant qu’informaticienne. Elle tient aussi une pâtisserie avec sa famille dénommée : Aymerveille.

Amy Deen Touré, la guinéenne d’Adobe France s’est aussi exprimée : « Si la question de la place de la femme est encore posée, c’est bien parce que l’on s’interroge peu sur celle des hommes,  érigés de facto par le simple fait d’être hommes, conférant aux dernières les places au bas de l’échelle. D’une société à l’autre, les femmes font face à des maux différents, mais de façon unanime, partout où elles sont, elles subissent le harcèlement, l’injustice sociale, et sont sujets de violences, de viols avec pour cause, le fait d’être femmes. Le combat mené pour rehausser la condition des femmes vise à équilibrer les relations humaines, équilibre prôné  par la justice sociale et la religion, la religion ne nous apprend telle pas qu’elles ont des droits équivalant à leurs devoirs ? De façon indéniable, les femmes ont mené des luttes qui les ont portées au plus haut, sur le plan sociétal, politique, économique… Mais si nous continuons encore à parler du 8 mars, à nous investir dans des associations de défense des droits des femmes, c’est clairement parce que le combat n’est pas gagné. Nous ne baisserons pas les bras pour les générations futures ».

Photo : Delphine II a connu de bonnes années de fastes à Hadafo Médias (Guinée) en tant qu’animatrice.

Delphine II, Animatrice de télé et radio : « En Afrique de l’ouest : Fête des femmes. On s’acharne  pour un pagne, on en oublie les droits bafoués.

Enceinte pour la troisième fois, je m’apprête si Dieu veut à donner naissance à deux vies. Je vis dans un pays où on n’encourage pas le travail des femmes alors que leur place dans la société est centrale. J’ai  toujours connu ma mère  travaillant partant aux aurores, revenant à  la nuit tombée. Quand mon père lui disait que son salaire était accessoire et la sommait de cesser de travailler pour s’occuper  de nous, elle s’est accrochée. Grand bien lui en a pris puisque mon père  a perdu son travail et que nous avons vécu plusieurs années sur son « petit » salaire avant que je ne commence à  travailler dès mes 16 ans.

Que chacune fasse sa part, un petit commerce, un travail salarié même à  mi-temps car le monde du travail est devenu si dur que d’une belle situation un chef de famille se retrouve dans la précarité y entraînant  les siens. Messieurs cela vous prouve que vous avez épousé une brave femme, prête à vous épauler. Un couple africain puissant au 21ème siècle est une équipe qui communique à bâtons rompus et qui associe ses compétences individuelles pour se construire un avenir familial radieux, fruit du labeur collectif.

Mesdames et Messieurs, soyons prêts  à  mouiller le maillot, c’est notre droit Mesdames, c’est  notre émancipation contre un patriciat féodal.

Belle journée  des droits de la femme. Love infini ».

Photo : Mariam N’diaye avait fait parler d’elle le 2 octobre passé (fête de l’indépendance de la Guinée). Ses photos prises dans les tas d’ordures et au robinet avec des bidons jaunes ont fait le tour des réseaux sociaux.

« La femme représente le socle de la société », souligne Mariam N’diaye. Pour mieux illustrer ses propos, la jeune femme activiste vivant à Conakry dira ceci : « C’est elle qui s’occupe du ménage et de l’entretien des enfants. En milieu rural, la plupart des femmes sont soit aux champs, au marigot pour la lessive ou dans les mines pour aider leurs maris dans les besoins primaires de la famille. Autant dire que le rôle de la femme est inestimable ».

Pour terminer, N’diaye déplore : « Malgré tous les efforts fournis par la femme, son immense travail est très peu valorisé. Elle est devenue l’objet de manipulation à vil prix et pourtant, elle constitue le baromètre du développement dans toute nation si elles sont bien organisées et soutenues.

(Photo) M’mah Soumah, l’auteure du roman « Sogué » sorti à Paris

M’Mah Soumah, romancière fait un clin d’œil aux femmes : « La femme a une place prépondérante dans nos sociétés. Une importance capitale sur les plans socio-économiques et culturels. La femme est celle qui gère le foyer, les enfants et son mari quand elle est mariée en plus de son travail si elle en a bien sûr. Fort malheureusement, elle n’est pas reconnue pleinement dans son rôle, elle est opprimée et sous-estimée sinon elle est le point central autour duquel la société tourne ».

Et vous ? Qu’en pensez vous ?

Par SITANEWS©

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