BRÈVE. Nous sommes dans le mandingue ! Ici, nous assistons au retour à la source pour percer les mystères de nos valeurs culturelles jalousement gardées par les sages. Tenez !!! C’est le balafon, originaire de la savane guinéenne et le Mali. En malinké, ce mot vient des termes, Bala=instrument et fon=son.

Le balafon est un instrument composé de lames en bois sous lesquelles, sont placés des résonateurs à base de fruits séchés, le tout sur pieds et assemblés avec des ficelles comme vous remarquez ici sur les images. Le son descend, si l’on enlève le bois au milieu et il monte, dès qu’on enlève les autres matériels vers l’extrémité du balafon.

Le son est amplifié par les calebasses, disposées en dessous. Pour que le son retentisse, il faut percuter les lames à l’aide de ces 2 baguettes que vous voyez sur le balafon ici.

Le balafon placé, est plus haut d’un côté que l’autre. Et l’on touche toutes les lames sans se déplacer. Au mandingue, celui qui en joue, s’appelle, balafola. Appelé en français, le balafoniste.

Dans les cérémonies traditionnelles en haute Guinée, comme dalamô, à Norassoba, baro, nounkounkan, balato, faraman dala, koumana, seguelen moussaya à Kankan, sansandô à mandjana etc, le son du balafon résonne et vibre au rythme de la fête.

La valeur d’une culture se reconnaît dans les normes, les rites et les coutumes d’une nation. Et la diversité des valeurs culturelles est sujette aux modes de vie.

Par Hady Camara (Consultant de Sitanews, Conakry)

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