Une cérémonie au nom de Mory Kanté vire au théâtre d’éloges et de vantardise le mercredi à Conakry. En marge de cette rencontre de présentation des chansons en hommage à Mory Kanté, une scène de bienfaisance jugée non fondée y se fait constater ostensiblement. Un collectif d’artistes populaires se réjouit de l’aumône du ministre Bantama Sow. 50 millions de francs guinéens pour une trentaine d’artistes ? Comme c’est ridicule ! Le geste n’est pas mal en soi, et ne gêne personne. Mais nombreux estiment qu’il y’a mieux à faire. Le chantier est vierge. Les défis sont tellement grands que le ministre Bantama, n’a pas à se livrer à une scène de fanfaronnade ou de mégalomanie.

Comme disent les chinois, « apprends-moi comment pêcher, que de me donner chaque jour du poisson ». La grande famille artistique guinéenne traine depuis 60 ans son squelette de misère. Dommage ! D’autres meurent dans une précarité extrême, le droit d’auteur insignifiant, pas d’espaces de création et de production digne de ce nom, les différents démembrements du ministère de la culture sont en manque de subvention conséquente. Encore moins, jusqu’à date, pas de fonds d’aide à la culture dans le vrai sens. Voilà autant de défis qui attendent le tonitruant ministre Bantama, que de distribuer des miettes aux pauvres artistes du pays. Ceci est juste une mise au point !

SITANEWS©

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