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Arthur KOLIÉ met sa superbe carrière de Réalisateur en veilleuse pour s’essayer à la production des jeunes talents du cinéma guinéen. Le film « BINTA » est sa toute première expérience réussie. Arthur derrière la bannière de sa maison « LOWAYA FILMS PROD »  jette son dévolu sur l’expertise locale : le jeune Jacques Kolié a donc réalisé ce court-métrage « BINTA » dont la projection de l’avant-première est prévue pour bientôt à Conakry. Nous en débattons avec Arthur KOLIÉ, le producteur. LISEZ cette interview !

SITANEWS© : Bonjour M. KOLIÉ et Bravo pour la production du film intitulé « BINTA ». Mais de quoi s’agit-il réellement ?

Arthur KOLIÉ : Bonjour ! Tout d’abord, je dirai Merci de votre accueil et surtout pour votre soutien aux artistes guinéens.

« BINTA » est un film (court-métrage) réalisé par un jeune guinéen, Jacques Kolié. Moi je suis juste le producteur. Tout ce que je peux dire concernant le contenu est que : le réalisateur dépeint la vie et la relation intime d’un jeune couple marié. 

Parlez-nous de votre boite « LOWAYA FILMS PROD » qui a produit « BINTA ».

Arthur K. : « J’ai créé LOWAYA FILMS PROD pour encourager la création, l’enseignement, la diffusion, et la production artistique, photographique, audiovisuelle et spectacles, mais aussi œuvrer et contribuer à la démocratisation de l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication principalement aux bénéfices des écoles, maisons de quartiers, mouvements des jeunes en Belgique et en Guinée.

L’objectif de la boite production est de découvrir des auteurs, des réalisateurs, des artistes et des techniciens pour développer avec eux des projets originaux, d’où la production du film BINTA ».

 Justement, expliquez-nous comment vous êtes parvenus à produire le film « BINTA ».

Arthur K. : « Avant la production de ce court-métrage, j’étais en contact avec le jeune réalisateur Jacques Kolié depuis qu’il était à Dakar. Après la réalisation de son  premier court-métrage Les LARMES DE MON PEUPLE qui a d’ailleurs représenté officiellement la Guinée au Fespaco en 2019, je parlais déjà de produire son prochain film. Pour la première édition de Guinée-Event, évènement culturel que j’ai lancé en Belgique, son film était projeté. Vu le contenu du film, j’ai vu qu’il avait du talent et le film a été applaudi pendant quelques minutes. Depuis ce jour, j’ai décidé de tenir parole.

Ci-dessous, la bande d’annonce du film BINTA !

Combien de temps vous a fallu pour réaliser ce projet ?

Arthur K. : « En tant que producteur, j’ai d’abord reçu le scénario en juillet 2019.  Après lecture, je lui ai fait des remarques. Jacques a retravaillé le scénario jusqu’à la 7ème version que j’ai validée. Il a été très courageux. De là, nous avons commencé à planifier le tournage. Donc, tout ceci nous a fallu 1 ans et quelques mois ».

(Photo) Le jeune réalisateur guinéen Jacques Kolié

Quand comptez-vous projeter l’avant-première du  film BINTA ? A quoi pouvez-vous vous attendre ?

Arthur K. : « Pour l’avant-première, je suis en train de voir avec le Centre Culturel Franco Guinéen (CCFG) à Conakry. Mais ça sera pour bientôt.

Comme stratégies pour porter très loin ce film, nous allons beaucoup communiquer sur l’avant-première, inviter les médias, les autorités guinéennes, tous les acteurs du monde culturel guinéen et le public guinéen. L’idée, c’est redonner aux guinéens l’envie d’aller au cinéma ».

(Photo) Arthur Kolié

Comment êtes-vous passé de réalisateur au statut de producteur ?

Arthur K. : « En fait, j’ai toujours rêvé de produire des jeunes talents. Dénicher les talents, travailler avec eux et créer des œuvres avec eux. Vu le talent de Jacques et son parcours, j’ai commencé par lui. La deuxième production en cours, est le film documentaire de la jeune journaliste guinéenne Kadiatou Kouboura  BALDÉ sur la Chronique de la Lecture en Guinée.

Mais j’ai aussi décidé de faire une petite pause comme réalisateur pendant au moins 2 ou 3 ans et me consacrer aux jeunes talents et la promotion culturelle, surtout faire la promo de mon dernier film documentaire FEMMES MIGRANTES qui parle de la gestion du flux migratoire par l’Union Européenne. Je n’ai toujours pas fait l’avant-première à cause du covid-19″.

Parlez-nous de l’événement culturel Guinée-Event dont le lancement a eu lieu le 17 août 2019 au Birmingham Palace à Bruxelles.

Arthur K. : « Concernant Guinée-Event, c’est un événement culturel Guinéen que j’ai créé uniquement pour la Belgique. La deuxième édition devrait se tenir le 11 juillet 2020 toujours au Birmingham Palace à Bruxelles. Mais à cause du covid-19, je l’ai annulé. La deuxième édition aura lieu quand tout rentrera dans l’ordre ».

Comptez-vous lancer un nouvel événement Culturel en Guinée ?

Arthur K. : « Pour la Guinée, oui effectivement, j’ai un projet d’événement culturel mais pour le moment, je préfère ne pas en parler. Ça sera fait le moment venu et nous allons organiser une conférence de presse pour informer l’opinion. Mais tout va bon train, je ne suis pas pressé, je vais lentement et sûrement ».

Il y’a quelque temps, nous avons vu sur les réseaux sociaux et dans les médias, le lancement d’un événement culturel en Guinée Forestière dénommé : le Festival International des arts et de la Culture de N’Zérékoré dont tu es l’initiateur. Ce projet est-il toujours d’actualité ?  

Arthur K. : « Je ne voulais pas parler de ce sujet. Beaucoup m’appellent pour qu’on en parle. C’est vrai, j’avais ce projet et j’ai même été le premier à communiquer sur un tel événement dans la ville de N’zérékoré. J’avais même contacté le Maire de la Ville de ladite ville qui m’avait confirmé sa disponibilité à soutenir l’événement. Mais après un mois, j’ai appris qu’il y avait une autre structure qui voulait aussi organiser un événement culturel similaire.

Le hic dans tout ça, ils n’avaient pas communiqué sur leur événement auparavant. Donc, j’ai décidé d’abandonner ce projet. Pour moi, l’essentiel est qu’il y ait un événement culturel dans la région forestière. Et c’est toute la Guinée Forestière qui gagne. C’est pourquoi, je n’ai plus fait de communiquer sur cette activité et je me suis retiré doucement sans conflit. Vu que je suis du monde culturel et que c’est mon métier, je vais encore travailler dur pour lancer mon événement culturel en Guinée le moment venu. Je suis au calme ».

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Interview réalisée par SITANEWS©


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