La Guinée devrait être fière de sa jeunesse fougueuse et déterminée à arriver au bout de ses rêves. A Conakry, nous nous sommes entretenus avec Tidiany Touré, Président Directeur Général de Bolikolé RECORDS, un label créé en 2016. Ce jeune rêveur, passionné et plein de vie, ambitionne de contribuer à sa façon, à la survie de son pays. Les détails ci-dessous.

Photo : Tidiany Touré

Bonjour Tidiany ! Comment se passe le quotidien des citoyens de Conakry avec le Coronavirus ?

Malgré la psychose due à cette maladie, mes compatriotes gardent toujours la sérénité et chacun s’efforce à respecter les consignes sanitaires. Nous essayons de vivre avec cette maladie mais avec beaucoup de vigilance. Par la grâce de Dieu, cette maladie sera vaincue sur le sol guinéen. On espère bien.

Tu es le super patron de Bolikolé Records. D’où provient ce nom qui est très original ?

Bolikolé est le nom de mon arrière-grand-père, Bolikolé Momo Touré. Il était de Farmoréah dans la préfecture de Forécariah. J’ai utilisé ce nom pour honorer sa mémoire. Ce nom me donne de la force, de l’énergie à atteindre mes objectifs.

Logo : Bolikolé Records

Des masques signés « Bolikolé » sont distribués aux acteurs culturels. D’où est venue la motivation ?

La motivation est venue du simple fait que le nombre de cas positifs du Coronavirus commençait à accroire dans le pays du jour au lendemain. En tant que fils de ce pays, j’ai décidé d’apporter mon soutien à la lutte de cette pandémie qui a fait des centaines de milliers de victimes à travers le monde.

En effet, j’ai initié un projet humanitaire, celui de confectionner les masques pour les artistes, les journalistes et d’autres acteurs culturels du pays. Car, j’estime qui sont vraiment exposés à ce virus vu qu’ils sont tout le temps en contact avec le monde.

Vous avez pu doter tout le monde de ces masques ?

Nous ne pouvons plus compter le nombre de masques distribués tellement qu’on n’en a beaucoup fait. L’idée maintenant, c’est d’aller aussi dans les régions du pays pour rentrer en contact avec certains promoteurs culturels et médias. Dans le programme, nous comptons faire les 8 Gouvernorats de la République de Guinée.

Jusqu’où Bolikolé compte aller dans cette lutte contre la COVID-19 ?

Nous ne baisserons pas les bras jusqu’à satisfaction. C’est-à-dire tant que la Covid-19 est en Guinée.  Par la grâce de DIEU, nous irons jusqu’au bout du tunnel.

Avez-vous des difficultés ?

Oui bien sûr. Les difficultés existent dans toute initiative surtout quand c’est humanitaire. Nous avons donc besoin des personnes de bonne volonté pour davantage bien faire marcher nos projets.

Logo : Bolikolé Records

Au-delà de vos actions humanitaires, parles-nous de vos projets futurs : production, événementiel ou management

Après cette pandémie, nous avons beaucoup de projets à faire avec des artistes à l’intérieur du pays. Je me réserve pour le moment de dévoiler tous les détails, mais Il s’agit d’un grand concert que je compte organiser dans le pays profond si tout va bien. Aussi, nous aimerions évoluer dans les projets  communautaires. Mon équipe et moi, nous sommes en train de travailler profondément sur la promotion culturelle à travers l’exposition et la vente des œuvres.

Nous te voyions souvent avec des grands noms de la musique guinéenne. Quelle était la nature de vos rapports ?

Justement, ils sont tous mes frères. Je réponds toujours présent quand ils ont besoin de moi. J’estime que nous devons vraiment se soutenir et c’est ce qui donne de bons résultats. Par le passé, j’ai fait beaucoup de projets avec N’faly Kouyaté, Takana Zion, Kaabi Kouyaté et bien d’autres grands noms de la culture du pays. One Love !

Lancé Sano (Sitanews, Guinée)

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