Au Festival du Fenda, qui a lieu dans l’Ouest du Cameroun, vous ne trouverez que du « ndop ». Ce tissu et ses dérivés font partie de la vie et de l’ADN de ce peuple qui le porte avec fierté à chaque cérémonie traditionnelle.

Le « ndop », est si particulier, qu’on ne le retrouve que dans le Nord-Ouest et l’Ouest sous plusieurs formes. De plus, il ne peut être porté que par des chefs, des notables ,des princes et dignitaires des chefferies et sultanats.

À Baham dans le département des Hauts-plateaux de l’Ouest, dans la famille Kamwa Simo, le « ndop » est un héritage transmis depuis des décennies, ce trésor de famille permet d’assurer le quotidien.

« Au tout début, la personne chez qui j’ai appris était déjà professionnelle, et elle faisait uniquement ce travail. Moi-même, j’ai appris d’elle et j’ai eu plus de connaissances. À mon retour, je me suis marié, j’ai fait mes enfants et je leur transmis ce savoir », soutient Kamwa Simo, pionnier du « ndop ».

Avant d’arriver à ce produit fini, le « ndop » est avant tout une plante : le raphia. Une sorte de palmier dont les fibres servent à la confection de ce tissu traditionnel. Gueteu Martine se charge de rassembler les matières avant de passer au tissage.

« Avant de commencer le travail, on part ramasser des éléments de la fumée, on trempe dans l’eau, on tape et on sèche, on cherche les fibres de raphia, on arrange on sèche après on enlève et on commence à tisser comme ça. Quand on finit de tisser, on envoie au Nord on trempe, on nous le renvoie ensuite, on détache et envoie au marché. »

Le « ndop » est porté que par des chefs, des notables des princes et dignitaires des chefferies, aujourd’hui, plusieurs jeunes gens à l’image d’Herman Yongueu tentent de le démocratiser et le rendre plus accessible à la jeune génération, moins en contact avec la tradition Bamiléké.

« On a constaté que beaucoup de jeunes ne s’intéressent plus à leur culture sont en train de confondre tout concernant les tissus traditionnels. Ce n’est pas à n’importe qui de porter le tissu ndop. C’est un tissu réservé aux Rois, aux Notables de la chefferie ».

Herman Yongueu s’est donné pour mission de défendre ce tissu à travers son association appelé Les Soldats du Ndop, qui a pour but d’éduquer les jeunes sur cet héritage et sa valeur culturelle pour les peuples.

Ces dessins sur le « ndop » ne sont pas choisis au hasard et sont chargés de sens et leur interprétation demande une culture des traditions. Aujourd’hui, plusieurs marques s’inspirent de ses motifs.

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