Article actualisé le 22/06/2021 à 17H

Apogée ! En réalité, le hip hop sénégalais a émergé vers les années 80’. Un peu moins vieux que celui des États-Unis d’Amérique. Incontestablement, ce pays très riche en culture, était considéré comme  point G du hip-hop africain. 

L’histoire retient que le Sénégal est l’un des premiers pays ouest africains à semer les grains du hip hop et enfoncer ses racines au plus profond des terres fertiles du continent noir.
Hip hop sénégalais, l’évolution
Ce combat de l’art de la rue au pays de la Téranga a coïncidé à l’ascension fulgurante des médias mis à contribution pour porter loin la force du mouvement. A cette époque, le hip hop était pratiqué dans un contexte beaucoup plus engagé avec des textes virulents sur des beats agressifs.
Le hip hop était une sorte de triomphe pour la jeunesse sénégalaise. Cette couche qui se dit avoir obtenu pour une première fois, sa nouvelle forme d’expression plus originale et engagée. Cela, pour dénoncer ce qui n’allait pas dans le régime socialiste d’Abdou Diouf avec ses sbires. C’était comme en Guinée où le groupe Kill-Point au début des années 96’, a fédéré nombreux Mc’s ayant exténué le pouvoir de feu Général Lansana Conté. A l’époque, le hip hop était tellement puissant qu’il représentait une menace légitime  pour des régimes politiques africains.
Au Sénégal, le mouvement était encore plus rigide. Aux yeux du bas-peuple, les Mc’s étaient plus représentatifs et les mieux écoutés que les politiques. C’était ça le hip hop sénégalais, conscient et révolutionnaire. C’était un peu le prototype du hip hop originaire du South Bronx, aux États-Unis.
Le français et surtout le Wolof étaient les deux principales langues utilisées par les Mc’s au Sénégal. Histoire de se faire comprendre très facilement par la jeunesse dont l’écrasante majorité était désoeuvrée. Il fallait donc défendre surtout, l’éducation, l’emploi jeune, la justice pour tous, la corruption au sommet de l’État.
En gros, la conscientisation et les dénonciations étaient les deux formes d’arts dont était caractérisé le hip-hop « Galsen » (Galsen, Sénégal en verlan), même si aujourd’hui, la donne a changé, car nombreux rappeurs ont migré vers le mercantilisme loin du hip hop de la rue.
Wa BMG, Positive Black Soul (PBS), Daara J Family, Xuman, Pee Froiss, et biens d’autres, furent quelques précurseurs du mouvement hip hop sénégalais. C’était du bon vieux temps où le Rap était perçu comme un État dans un État.
Liens importants
https://www.youtube.com/watch?v=aw2D9ka4tgs
https://www.youtube.com/watch?v=XNaAKJVXU9Q
https://www.youtube.com/watch?v=iMeuXexuDww
 Sidy Niane (Sitanews, Sénégal)
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