Déjà dans les années 60, la presse affichait la photo de Daraba Hadja Saran comme première lauréate du nouvel État indépendant de Guinée. Depuis ce jour, cette brave femme a retenu l’attention de ses admirateurs et des autorités du pays.

Fruit de l’école guinéenne, elle prouvera à la face du monde, la qualité de sa formation et la capacité de la femme dans l’œuvre d’édification nationale. Pharmacienne de son état, elle exercera pendant longtemps cette profession, avant de mettre en valeur sa grande potentialité, pour l’émergence de la femme africaine de Guinée.

Consciente que la femme africaine n’est pas uniquement destinée au foyer, elle usera de tout son savoir-faire pour constituer une ONG qui ne tardera pas à devenir le point de départ de toutes les associations féminines de son genre.

Sa grande capacité managériale, sa rigueur dans le travail, son sens élevé du patriotisme et sa forte personnalité lui vaudront d’être nommée Ministre des affaires sociales. Elle apportera une véritable révolution dans ce département, en mettant en exergue, les réelles capacités de la guinéenne, comme vecteur du développement national. Après avoir quitté le gouvernement, elle se consacrera largement à son ONG pour toujours booster l’émancipation de la femme.

Sa vision pragmatique de l’évolution du pays et son désir obsessionnel de changer l’image de son pays et de la femme guinéenne, l’opposaient à une catégorie de gens hostiles à l’émergence du pays.

Son engagement politique se concrétisera en 2010, elle deviendra la première femme du pays à être candidate aux élections présidentielles. Cet acte lui confèrera un statut international car, le monde entier sera témoin de ces premières et réelles consultations démocratiques du pays.

Visionnaire et politiquement avertie

Nommée au Secrétariat général de la Mano River Union, elle apportera une nouvelle dynamique à cette organisation sous régionale. Elle prouvera, encore une fois, sa qualité de gestion et d’organisation dont elle seule a le secret.

Après cette exaltante mission, elle a continué avec son ONG pour prouver une fois de plus, qu’elle est et demeure une source intarissable d’inspiration pour les jeunes femmes du pays.

A l’image des feue Jeanne Martin Cissé et Hadja Mafory Bangoura, Hadja Saran Daraba peut encore apporter un plus à l’émancipation des femmes guinéennes. C’est une véritable bibliothèque dans laquelle les générations montantes pourront extraire l’essentiel de leurs besoins en formation et en expérience.

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