Les réseaux sociaux

Si les élections présidentielles en Guinée se sont déroulées le 18 octobre dernier sans incident majeur, force est de constater que divers actes de violences n’ont pas manqué de se produire au lendemain dudit scrutin : des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants sont enregistrés. Le pays fait face à diverses conjonctures traumatisantes qui s’invitent sur les réseaux sociaux. Ce qui crée une situation de débandade et de psychose au cœur de la population. Des échauffourées entre les « gangs politiques » et les forces de l’ordre ont repris de plus belles, surtout des zones chaudes de Conakry (la capitale guinéenne) ont ressuscité leur banlieue par des actes terrifiants.

Oui, de nouveau, la Guinée fait sa pub à grande échelle dans le monde mais négativement. Sur toutes les chaines de télévision et radio, la presse écrite, elle fait la Une de l’actualité. Pour rappel, depuis la prise de l’indépendance en 58, les  échéances électorales en Guinée ont souvent été une occasion d’expression forte de violences. l’histoire du pays d’Ahmed Sékou Touré est réduite à la barbarie, des conflits socio-politiques sans fin, la mauvaise gouvernance, la corruption, la gabegie financière, le chômage, l’injustice, l’insécurité à outrance, le déficit notoire du système éducatif fiable, manque de logements et d’énergies, etc. Les dirigeants se servent de l’« ignorance » du peuple pour fouler au pied, le respect des textes de loi et l’intégrité territoriale sous l’œil impuissant des institutions républicaines.

A la place des grandes réformes institutionnelles et du développement des secteurs économique, minier, éducatif, sanitaire, agricole, socio-culturel et sportif, l’on s’attèle sur le débat ethno-régionaliste, des détails stériles et superfétatoires qui conduisent le pays vers le chaos : le tissu social se déchire, le bon voisinage laisse place à l’animosité.

A cause des politiques narcissiques et égocentriques, combien de guinéens ont perdu la vie ? Combien d’habitations sont cramées ? Des biens importants détruits ? Des boutiques et magasins vandalisées et des édifices publics saccagés ? Tout un pays embrasé. Tout ça pour quoi ? La politique ? Aujourd’hui, même les artistes censés jouer le pompier en temps de crise sont divisés. Sur la toile, ils s’entre-attaquent sans gêne. Chose qui risquerait d’instaurer une pénurie de confiance et de chasteté entre les artistes et leur public. Tout ça à cause de la politique ? Et si la quiétude sociale n’est pas ressoudée plus vite, l’on risque d’assister au comble, celui de la dichotomie au niveau du public guinéen : les artistes peuls et son public peul d’un côté, les artistes soussous et son public soussous de l’autre côté, valable pour les autres communautés. Pourquoi accepter ? Ne vous laissez pas embobiner par les politiques, les fripouilles qui ne ciblent que leurs rentes égoïstes. La preuve : depuis près de quatre décennies, la culture guinéenne est dans une caverne et trainée dans la boue. Y’a-t-il un homme politique qui vous a aidé à vous tirer d’affaire ? le sérieux est ailleurs ! Pensez à vous et à votre carrière. La vie ne se résume pas qu’à la politique. Le pire, surtout quand cette politique est malsaine et mal pratiquée. Allez-vous vous griller pour ça ? Du pire cataclysme !

Par  SITANEWS©


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