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[Coup de gueule] La Guinée peine à entretenir et s’approprier de ses vraies légendes ! L’on ne peut imaginer qu’une figure de proue de la musique guinéenne comme Binta Laly Sow ayant plus de 40 ans de carrière remplie de gloire peut être réduite à la pauvreté sous les yeux « insensibles » des humains. Paradoxe !  

Un Gala de charité pour Binta Laly Sow est une idée fabuleuse. Chapeau aux organisateurs qui rêvent d’offrir un toit à la Diva guinéenne. Mais une question taraude les esprits : pourquoi la chanteuse de « Bhouloun ndjouri » n’a-t-elle pas pu vivre de ses oeuvres qui ont toujours défié le temps ? Combien touche-t-elle comme droit d’auteur ? Quel statut spécial que le ministère en charge de la Culture a-t-il accordé à Binta Laly Sow qui traine au quotidien son squelette de misère ? Dommage ! Cette légende a-t-elle besoin d’aumônes pour survivre ? Donner à Binta Laly tout l’honneur possible et le privilège digne de son rang est une obligation pour les guinéens. Cela se justifie par le nombre d’années de combat artistique loyal, et la qualité des oeuvres produites par cette grande Voix pastorale pour le bonheur des mélomanes guinéens. Honnêtement, elle mérite mieux !

Que fait la Guinée de ses légendes ?

Cette question est récurrente sur les lèvres et dans les débats publics ? L’on sait comment sont morts Hadja Kadé Diawara, Ansoumane Camara « PETIT CONDÉ », Petit Seny du groupe Atlantic Mélodie, Mory Kanté. Nous savons aussi comment vivent aujourd’hui, Jeanne Macauley, Sekou Bembeya le Diamond Fingers et bien d’autres icônes tapis dans la précarité excessive sans aide suffisante.

Parlant de Binta Laly Sow, rappelons qu’entre 1970 et 2016, elle a sorti 5 albums à succès : « Walliyabhé Fouta », « Bhoylou », « Bhouloun Djouri », « Foulani » et « Union sacrée ».

Née en 1945, la chanteuse est originaire de la Moyenne Guinée. Très tôt bercée par la musique, Binta Laly a commencé sa carrière dans les cérémonies de réjouissance (baptême, mariage, veillée nocturne) dans les villages du Fouta où elle a su fonder sa réputation avant de se rendre dans la capitale Conakry.

Aujourd’hui, l’on ne peut parler de la musique guinéenne sans rendre hommage à Binta Laly Sow dont la voix très altruiste et polymorphe a transcendé et défié les époques. Les années passent, les artistes naissent mais la voix de Binta Laly reste inégalée et n’a jamais bougé d’un iota malgré aujourd’hui le poids de l’âge et la « pauvreté ».

En 2018, le célèbre journal culturel guinéen Podium Magazine a honoré cette grande voix à travers son Top 5 de la Guinée dotée du Trophée BINTA LALY SOW.

En décembre 2019, elle a également bénéficié du Prix d’Excellence de la première édition de la cérémonie Les Victoires de la  Musique Guinéenne. Mais Binta Laly mérite encore mieux !

Bernard, Chroniqueur à SITANEWS©


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