Le lauréat du prix Nobel de littérature en 1986, le nigérian Wole Soyinka, dans un entretien accordé récemment à RFI, s’attaque directement aux dirigeants africains par rapport au Coronavirus et à leur gestion du pouvoir.

Wole Soyinka n’est pas en phase avec le mode de gouvernance du continent. Dans un appel poignant, il invite les dirigeants africains à oublier le pouvoir et à penser au peuple.

Pour le célèbre écrivain, après 60 ans d’indépendance, il est maintenant temps pour les dirigeants africains de changer de paradigme et de donner la chance au continent d’émerger.

« Pourriez-vous juste un moment oublier le pouvoir et penser au peuple ? Cesser de penser aux prochaines élections et réfléchir plutôt à ce qui est vraiment essentiel pour que l’humanité, sur notre continent africain, soit un pilier de notre conception globale du monde ? ». A-t-il lancé à tous les chefs d’Etat du continent noir.

Cet appel de cet intellectuel nigérian est certainement suscité par l’actualité politique sur le continent, où presque dans tous les pays, on observe le tripatouillage de la constitution pour avoir un nouveau mandat, la vassalisation de toutes les institutions, l’envoi en exil forcé d’opposants politiques ou leur condamnation à des peines infamantes, l’organisation d’élections exclusives ou non transparentes, etc.

Cet appel patriotique de Wole Soyinka aura certainement un effet dans la conscience collective des chefs africains, qui, une fois au pouvoir, ne pensent qu’à s’y éterniser, qu’à développer le continent.

Pour le lauréat du prix Nobel de littérature, la crise liée à la pandémie doit être perçue par eux comme un appel à un changement de direction dans la gouvernance.

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