DOSSIER. Né et enfanté dans les confins du Fouta Djallon, et remorqué vers la capitale Conakry avant de s’étendre sur une grande partie de la basse côte, le Podha, est un genre musical unique et propre à la Guinée. C’est une véritable étiquette culturelle au firmament de la musique guinéenne.

D’aucuns diront que Podha n’est créé qu’après 2010, et d’autres soutiennent qu’il a toujours existé dans les autres rythmes pastoraux sous quelques formes dans l’anonymat, et cela, depuis belle lurette. Dans une interview accordée à nos confrères de ©Afroguinée, le célèbre chanteur musicien, Mic Paraya, plus de 30 ans de carrière, s’attribue délibérément la paternité de Podha. Il dit être le premier à l’avoir joué sur son piano.

Si ce style musical est connu pour ses belles mélodies au goût de miel et pour ses rythmes affolants, enjaillant les noceurs, Podha est aussi une sirène de grandes retrouvailles dans les villages reculés du Fouta. Podha, c’est comme le tabala du diable. Dès que le premier ton est donné, les cases, les hameaux se vident. Imaginez, le Podha dans un bal poussière, les femmes en foulard finement noué et en pagne sauté, les plus jeunes sans chaussures, les ados fourrés, eh ! bien, c’est un tourbillon de cotillons.

Pour son ancrage socioculturel, aujourd’hui, le Podha s’institutionnalise en Guinée. Chaque année, la GRANDE NUIT DE PODHA est organisée par une structure agréée, Vision Pub Guinée.

Au fil du temps, Podha se valorise et la kyrielle d’artistes spécialisée dans ledit registre musical se rallonge. Que deviendra Podha dans 10 ou 15 ans ?

Réécoutez la chanson envoûtante « Tourou Tourou », 100% Podha

Syta

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