L’UNESCO a publié mardi 5 octobre 2021, sa toute première cartographie et complète sur l’industrie du film en Afrique, ses tendances – ses défis et ses opportunités de croissance.
A l’issue de la cérémonie, des résolutions ont été faites. Cela pour redéfinir et aménager dans le futur, la croissance économique du secteur du film en Afrique. Tout est parti d’un constat sur la faible rentabilité de l’industrie malgré son essor et son impact sociétal.
L’UNESCO estime que « l’industrie du film africain est économiquement inexploité ». En tout cas c’est ce que révèle une étude exploratoire de l’institution. Une recherche lancée en octobre 2020 sur l’industrie cinématographique et audiovisuelle dans une cinquantaine de pays africains. L’étude a affiché de nouvelles données quantitatives et qualitatives.
Constat. Aujourd’hui, malgré l’ascension fulgurante du cinéma en Afrique grâce au numérique, le potentiel économique de l’industrie se montre décevant. C’est ce que révèle le rapport de l’UNESCO (l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture). Néanmoins des efforts sont consentis dans certains pays comme le Nigeria qui est entre 1 500 et 2 000 films par an. Ce qui place ce pays au deuxième rang mondial en matière de production. Les années antérieures, la production cinématographique et musicale nigériane aurait généré 4 milliards de dollars US, soit 2 % du PIB du pays. Le cas nigérian semble très significatif et encourageant au regard des chiffres. Mais dans l’ensemble, la question se pose chez les acteurs et institutions cinématographiques.
C’est pour quoi l’UNESCO mentionne dans son dernier rapport qu’une part écrasante du marché est préemptée par des biens et services audiovisuels extérieurs aux africains. Une situation qui peine à avoir de grandes répercussions directes sur la vie culturelle, socio-économique des africains et sur l’industrie même du cinéma dans le continent.
« Les industries du cinéma et de l’audiovisuel à l’échelle du continent, qui emploieraient environ 5 millions de personnes et représentent 5 milliards de dollars de PIB » à travers l’Afrique. « On estime que les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel ont le potentiel de créer plus de 20 millions d’emplois et de générer une contribution annuelle au PIB de 20 milliards de dollars en Afrique », dit l’Unesco.
En termes de distribution, l’Unesco fait comprendre que de nombreux aspects de l’industrie cinématographique et audiovisuelle demeurent informels. « Seuls 44% des pays disposent de commissions cinématographiques nationales et 55% seulement ont des politiques de soutien à l’industrie cinématographique. Seuls 19 pays africains sur 54 (35%) offrent un soutien financier quelconque aux cinéastes, le plus souvent sous la forme de petites subventions ou d’aides ».
Sitanews©
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