Les réseaux sociaux

Nous tenons à faire ce coup de gueule avant le 18 octobre, date à laquelle les guinéens sont invités aux urnes pour élire leur nouveau président au compte de la quatrième république. Parmi les 12 leaders en lice, pour qui voteront les acteurs culturels toutes catégories confondues : artistes, managers, réalisateurs, diffuseurs, promoteurs, producteurs, régisseurs etc. ?

Nous estimons que cette question a son pesant d’or dans la mesure où il y’a encore d’énormes défis à relever dans le monde de la culture en Guinée. Sachant que ce secteur a toujours été parent pauvre de l’action gouvernementale de 1984 à nos jours. Malgré quelques efforts consentis (Assurance maladie et autres), le secteur culturel guinéen bat toujours de l’aile. Pas d’investissement de grande envergure en infrastructures depuis près de 60 ans – l’absence d’espaces de création, de production et de diffusion. Les projets et les structures privées souffrent du manque de subvention à tous les niveaux. Encore moins, aucune véritable politique culturelle efficace et concrète n’est mise sur pieds depuis près de quatre décennies. Dommage ! C’est une situation déraisonnable qui laisse entrevoir une nette régression de la belle culture guinéenne totalement absente des grandes scènes à l’internationale. Cela, contrairement aux années 50’ jusqu’à 80’ sous l’ère Ahmed Sékou Touré où la culture était la priorité des priorités de la politique gouvernementale. Par exemple, la Guinée comptait plus d’une vingtaine de salles de cinéma avant que la plupart de ces édifices ne soient privatisés où bradés par l’État et ses cadres véreux dans les années 2000 – les orchestres fédéraux ou nationaux étaient bien entretenus. Mais rien de tous ces avantages aujourd’hui qui ne sont désormais que des souvenirs. Les maisons des jeunes (Permanences) qui servaient des lieux de diffusion  sont aujourd’hui transformés en centres commerciaux, les icônes meurent misérablement etc. C’est encore dommage !

Au regard de toutes ces réalités qui donnent le tournis, les acteurs culturels guinéens doivent maintenant ou jamais, se réveiller, ouvrir les yeux, soutenir sans démagogie ou considération ethnique et régionaliste, le bon Président qui sera soucieux de leur situation fastidieuse. En gros, un.e candidat.e qui pourra tenir compte une fois élu, des préoccupations majeures du secteur de la culture.

Mais la grosse remarque est que cette question d’ordre culturel est quasi absent dans les discours au compte de la campagne présidentielle. La presque totalité des leaders des partis politiques ne s’attellent que sur des questions liées à l’agriculture, l’énergie, des mines etc. Mais la culture, non !

Il sera intelligent, que les acteurs culturels guinéens tirent les leçons du passé et analyser les projets de société de chaque leader capable de prendre en compte non seulement des autres secteurs des services sociaux de base mais aussi, de celui de la culture qui est un fort levier économique. Et que chaque acteur culturel pense à l’intérêt collectif une fois dans les urnes avec sa carte d’électeur le 18 octobre. Wassalam !

SITANEWS©


Les réseaux sociaux

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Solve : *
24 × 13 =