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Les élections présidentielles guinéennes du 18 octobre arrivent à grands pas ! Depuis des semaines, les 4 régions du pays vibrent aux rythmes effrénés de la campagne aux couleurs des (12) partis en lice. Mais la participation des artistes du pays à ces mouvements politiques fait débat.

Entres les miettes et l’intérêt national, ces leaders d’opinion sont appelés à faire un bon choix. Si certaines battent campagne à visage découvert et en toute liberté, la réalité est que, d’autres sont encore réticents et circonspects. Mais nombreux sont ceux qui hésitent encore de s’afficher au mât politique. En attendant, les billets de banque continuent à sourire à ces chanteurs qui estiment que c’est maintenant ou jamais qu’il faut profiter, un moment d’ailleurs où l’argent se faire très rare dans l’arène artistique du pays. Vu que depuis 7 mois, ce milieu est « mort » et tout était plaqué : pas de concerts, les lieux de spectacles cadenassés, les productions limitées à cause de la crise sanitaire due à la pandémie du Covid-19. Ce qui stipule que cette campagne présidentielle s’est annoncée à une période de vaches maigres pour la plupart des artistes. Il fallait donc choisir : périr dans la galère où rejoindre des mouvements politiques pour se faire un peu de sou. Est-ce une question de dignité, de démocratie ou de conviction personnelle ? Sur la question, les appréciations sont sous divers angles, chacun y va de son commentaire. Par exemple, dans les autres pays comme les États-Unis d’Amérique, à chaque élection, les stars de la musique exhibent leur position dans un esprit démocratique et de fair-play. Sauf qu’en Guinée, la réalité est tout autre. Comme quoi, si tu votes Alpha Condé ou Cellou Dalein, par ricochet, tu deviens l’ennemi du peuple.

Qui est alors le bon leader pour les artistes guinéens ? Difficile de répondre à cette question. Mais l’on peut tout de même avoir des indices sur les réseaux sociaux où les débats sont houleux. Si certains artistes s’abstiennent de donner leur position claire par méfiance, d’autres sont catégoriques et radicaux. Ils sont à peu près connus, ces artistes qui expriment leur ras le bol au régime Alpha Condé. Ils ne demandent que le départ de ce Président et ses sbires qui ont réussi à faire passer comme une lettre à la poste, le projet de modification de la constitution pour briguer un mandat de plus.

Par contre, d’autres artistes soutiennent mordicus le même régime pour avoir posé des actes allant dans le sens du développement du pays (infrastructures hôtelières, renouement des liens diplomatiques, construction des barrages, assurances maladie des hommes de culture et autres…).

A noter qu’il ya une troisième catégorie qui fait moins de bruit mais qui suivent de plus près, le projet de société et de gouvernance de chaque candidat avant le 18 octobre.

Après tout, qui sera le vrai leader des artistes guinéens ?  Quel est le candidat qui prendra en compte les difficultés des acteurs culturels du pays ? Sachant qu’il y’a beaucoup de défis à relever comme la construction des espaces de création, de production et de diffusion, sans compter la revalorisation du droit d’auteur des artistes, la subvention des projets culturels et autres… N’est-ce pas ont-ils intérêt de voter le bon candidat pour sortir leur secteur des ténèbres ?

SITANEWS©


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