Les réseaux sociaux

34 ans de vie, 13 ans de carrière… ! Le 30 juin 1986 naissait un chanteur hors pair qui a su révolutionner au fil des ans, la musique urbaine guinéenne. Il s’agit de Mohamed Mouctar SOUMAH a.k.a « Takana ZION ».

Takana Zion, la légende du reggae guinéen

A son très jeune âge (16 ans), Takana part à l’aventure pour la recherche du savoir. De Ghana à Bamako en passant par d’autres pays du continent, le reggaeman a accumulé pas mal d’expérience. Un périple astucieux parfois, parsemé d’embûches et de chausse-trappe.

Prenant son courage à deux mains, de fil en aiguille, Takana ZION est aujourd’hui, l’artiste le plus répertorié et catalogué de sa génération. Alors perçu comme le CHEF DE FILE DE LA MUSIQUE URBAINE GUINÉENNE. Cela pourrait se justifier tout d’abord, par sa constance artistique, la pertinence et la qualité de sa discographie. A cela s’ajoute, sa participation à des grands festivals de reggae.

Parcours épisodique réussi…

13 ans de carrière remplie d’histoire et de prouesse, en voilà une étape cruciale dans la vie d’un artiste. Ce n’est pas donné…: des concerts en pagaille avec des salles et stades remplis, de longues odyssées ultra riches, des performances live inédites, plus des centaines de titres enregistrés, 5 disques à succès à dimension internationale, de nombreux albums subsidiaires (Black Mafia 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) ainsi que des trophées dont celui de Meilleur album reggae en France (Zion Prophet sorti en 2007). Cette reconnaissance exceptionnelle internationale qui est le fruit d’un travail acharné et de longues années de patience, a sans nul doute exposé Takana sous le regard des grandes industries de reggae dans l’Hexagone. Il aurait fallu lui, Takana, pour marquer l’univers reggae au fer rouge et dynamiter la grande passerelle pour les autres artistes de sa génération à Conakry.

Comme cela ne suffisait guère, ZION éveille les consciences avec « Rappel à l’Ordre » en 2009. Un album bien rendu, comportant 13 bons titres. La chanson « Sekou Ko Non » en feat avec Winston McAnuff, est une véritable immersion dans les époques transitoires d’une Guinée ayant longtemps souffert sous les emprises des colons. Pour Takana, il fallait glorifier Sékou Touré, ce grand homme qui a libéré les guinéens des carcans coloniaux, le 2 octobre 1958.

En écoute : https://www.youtube.com/watch?v=yzAdA6oDzb8

Par ailleurs, en 2 ans consécutifs (2011 et 2012), Takana est submergé de nouveau dans un succès phénoménal avec les albums « Kakilambé » et « Rasta Gouvernment ». Ce dernier est enregistré en Jamaïque, les terres de Bob Marley.

L’album « Good Life » était une suite logique du grand succès moissonnés antérieurement. Sorti en France en mai 2016 sous la bannière de Soulbeats Records, ce disque a exigé respect, considération et sagesse dans les rayons des grands magasins de disques reggae en Europe. De la maturité ! Cet album 100% reggae roots a imposé Takana au Reggae Sun Ska, l’un des plus grands festivals de reggae en France.

Lien important : https://www.youtube.com/watch?v=Zlia–TQq8g

« Human Supremacy » entièrement roots, est le dernier grand projet international de Mangana mais qui fait encore l’objet de discussions profondes chez les maisons de disques en France. Cet album dont nous avons écouté quelques extraits au New Morning le 22 janvier dernier à Paris, est enregistré à Kingstone par Samuel Clayton, l’un des plus grands ingénieurs en Jamaïque. Ce disque est teinté de gros tandems comme par exemple : Chronixx et Jah9. En tout cas pas de répit. L’artiste promet de grosses surprises à la sortie de cet album dont le coût de réalisation est estimé à près de 30 mille dollars. Selon son auteur.

Takana c’est aussi des projets rastas

Dans son village à Soumbouya (Coyah) à près de 55 kilomètres de Conakry, est bâti par le reggaeman, un espace paradisiaque appelé « Zion City ». C’est un véritable temple rasta.

Dans ce complexe culturel, on peut constater un studio d’enregistrement bien équipé, un réceptif hôtelier avec ses chambres climatisées, un restaurant et un plein air pour des spectacles. « Zion City » a été inauguré en avril 2019.

Ce qu’on peut ajouter !

Nourri d’efficacités aussi variées que le reggae, le ragga et le dance hall, Takana a toujours fait une production de haut vol. Sa carrière a vite poussé comme ses locks au sommet de la pyramide à travers son pays, l’Afrique et la France. Ceci est un grand accomplissement, qui vient ponctuer plusieurs années de courage, d’apprentissage et de dur labeur.

Lien important : https://www.youtube.com/watch?v=qH4kCi4P3h8

Durant sa carrière, le reggaeman aux origines guinéennes a enchainé sans répit, des albums et des singles incroyables. Takana use de l’anglais, du français et les dialectes guinéens au cœur de ses œuvres. Il a osé aller à la rencontre des cultures du monde et vers les enseignements rastas pour asseoir sa conviction et sa philosophie.

Aujourd’hui, Takana célèbre a 34 ans de vie. Au regard de tout ce qui précède, en se mirant, Takana peut-il être fier de lui pour cette belle épopée artistique ?

A son jeune âge, n’est-ce pas, dispose-t-il de quoi mettre l’eau à la bouche avant de continuer le chemin ?

SITANEWS©


Les réseaux sociaux

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Solve : *
26 − 16 =