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Où est-il passé le plus célèbre des reggaemen guinéens Takana Zion ?

Le chanteur est soupçonné de s’être rendu à Dakar, même si les indiscrets nous confient que le leader de la Black Mafia tente de rejoindre la France après qu’il ait échappé à une arrestation « despotique » par le régime actuel guinéen. Pour le reggaeman, il fallait coûte que coûte sauver sa peau après avoir accablé de reproches et tiré à boulets rouges sur les manageurs du troisième mandat en faveur du président Alpha Condé.

Depuis près d’un mois, le rasta de Soumbouya est absent à ZION City, son centre culturel à Coyah, et a disparu de la circulation à Conakry. Ne faisant signe de vie qu’en musique, le petit fils de Kanamacina manifeste à outrance son courroux contre le système de Conakry et dénonce avec virulence la haute magouille qui pourrait se goupiller pour la présidentielle de 2020 dans son pays. Pour lui, c’est injuste et qu’il n’est pas question d’offrir un mandat de plus au locataire de Sékhoutouréya (Palais présidentiel en Guinée).

Beaucoup de questions brûlent présentement les lèvres et cristalisent le débat autour des bradas dans les quartiers de Conakry. Par exemple celle de savoir, où est allé Mangana (Takana) ? A quel moment compte-t-il sortir de son antre et sa tanière ? Le fils de feu Don SOUMAH est bouté hors du pays. Il est forcé de s’exiler. Il serait perçu comme une menace pour le pouvoir central guinéen.

La dernière sortie de Takana sur Rfi dans « Couleurs Tropicales » a rassuré sa famille, ses amis et même ses fans qui avaient commencé à s’inquiéter. Le prenant au mot pendant son interview avec l’animateur Claudy Siar, Takana Zion était toujours rigide et droit dans ses bottes. Le reggaeman n’est pas d’accord avec la modification de la Constitution de son pays qui amène l’actuel chef de l’État à briguer un troisième mandat. Dans le plan, il avait même créé depuis 2016 avec ses collègues, le collectif Wonkhai 2020 pour empêcher cet agenda « caché » d’Alpha Condé et ses sbires. Dans la lutte, l’artiste s’était fait arrêter à Kaloum (au cœur de Conakry) avant de se faire arracher une brindille de ses locks par les forces de l’ordre. Wonkhai  2020 est disloqué à mi-chemin, mais Takana et certains de ses amis ont continué individuellement le combat. Tout comme d’autres artistes guinéens de la diaspora dont Alpha Wess, un autre reggaeman « révolutionnaire » qui ne pratique pas la langue de bois.

Par ailleurs, en attendant que le climat socio-politique ne se stabilise en Guinée, Takana ZION, l’auteur de l’album Good Life annonce de loin des projets urgents : Black Mafia 8 et un autre album avant même Human Supremacy enregistré à Kingstone en Jamaïque sur les terres de Bob Marley.

Grosse question : c’est quand le grand retour de Takana ZION au bercail  ? D’ici là, ses concitoyens sont appelés aux urnes ce 18 octobre pour élire leur nouveau président au compte de la quatrième république.

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