• [Photo d’illustration] A.T. DIALLO, journaliste franco-guinéen 

Ahmed Tidiane DIALLO, Grand reporter, Représentant Europe de l’hebdomadaire guinéen Le Populaire, évoque le salon du livre de Conakry qu’il vit depuis Orléans dans le Loiret (45) en France.

Pour le journaliste Franco-guinéen, qui a vécu les premières années du plus grand évènement culturel du pays de Laye Camara, Tierno Monénembo, William Sassine et autres, cette édition 2021 a une saveur particulière. « Ce rendez-vous littéraire est devenu au fil du temps un espace de rencontre nationale et internationale. Un véritable tremplin qui a permis de faire comprendre aux guinéens la nécessité de l’objet livre, support de tous les possibles, pour ensuite attirer l’attention des acteurs politiques, des secteurs publics et privés de la culture, des sports et de l’artisanat, notamment les jeunes », confie-t-il, insistant : « un véritable outil incontournable, qui permet de construire notre société. Les trois jours exclusivement consacrés au livre à Conakry sont autant de moments pour stimuler la curiosité intellectuelle. Au-delà de son aspect culturel, cette grande messe littéraire renforce la cohésion sociale, l’unité et la réconciliation dont ce pays, la Guinée, a tant besoin ».

Le journaliste apprécie l’organisation méthodique autour du Commissaire général. « Comme vous le savez, l’effort consenti par l’initiateur dudit évènement Sansy Kaba Diakité, son adjoint Mohamed Lamine Camara et l’ensemble de l’équipe est à féliciter et à encourager. Ils ont réussi à poser, au fil des ans, les bases solides d’un évènement littéraire de portée africaine pour créer de la richesse avec l’écriture. Ce, à travers les auteurs, les libraires, les bouquinistes et les lecteurs », note-t-il encore ajoutant : « Le membre de la diaspora que je suis considère les 23, 24 et 25 avril de chaque année comme des moments singuliers qui rassemblent les amoureux du livre et de la lecture dans la capitale guinéenne. Figurez-vous, ce salon du livre est reconnu d’utilité publique par l’Etat guinéen depuis que la ville de Conakry a été désignée capitale mondiale du livre par l’Unesco, en 2017 ». Un label salvateur : « Cela a aussi suscité dans le pays, un intérêt et véritable engouement autour de la lecture. Personnellement, je suis imprégné du cycle de l’actualité de l’événement « les 72 heures du Livre » avec tropisme à travers les nouvelles technologies de l’information, les réseaux sociaux notamment.Le thème de cette 13ème édition ‘’La Covid-19. La place des femmes, de la jeunesse et la paix dans le pays dont nous rêvons’’ ».

Un angle de réflexion et d’échange qui est loin d’être fortuit. « L’Association Guinée Culture et la maison d’édition l’Harmattan Guinée entendent valoriser les ouvrages sur les femmes et les jeunes, ainsi, ceux sur la paix en période de crise sanitaire mondiale à laquelle la Guinée n’échappe pas. Étant très éloigné de ma Guinée, les 72 heures du Livre vivent en moi », indique-t-il, avant de conclure. « Le livre est avant tout un réel vecteur de vulgarisation, un outil d’éducation et d’enseignement général. Il contribue efficacement à changer les mentalités et à rendre les idées fécondes. La lecture est donc un véhicule de développement économique, socio-culturel et politique pour le bonheur de l’humanité. Aux jeunes, porteurs de perspectives dans ce champ d’activité, d’impulser la dynamique ».Avec la rigueur des mesures barrières.

Par Jean-Célestin Ejangué
Le Messager
(quotidien édité au Cameroun)

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