Connaissez-vous déjà GOULAM, le beau gosse ? Cet intrépide chanteur franco-comorien ? Actif et adorable, il s’est fait très vite remarquer en France et ailleurs de par son feeling très original – sa voix prenante – et la portée de ses textes. Sa musique soigne les cœurs, et déstresse les âmes. C’est thérapeutique ! Cette semaine, GOULAM est l’invité exceptionnel de SITANEWS©. Ses projets, son actualité, sa musique, nous en avons parlé davantage. Interview réalisée par Sita_CAMARA© en France. 

  • Bientôt la reprise des concerts et spectacles en France. Qu’envisages-tu ?
« Avec mon équipe, nous sommes déjà en train de travailler sur la suite. On pense s’orienter sans doute vers un nouvel EP d’ici l’automne prochain. En attendant, j’ai hâte que les choses reprennent normalement pour pouvoir rencontrer mon public et chanter avec lui. Je n’attends que ça ».
  • N’est-ce pas tu prévois d’aller en Afrique précisément en Guinée ? Penses-tu que ta musique parle à cette partie du monde ? Connais-tu quelques artistes guinéens ?
« Ma musique parle d’amour, et l’amour est universel. Elle peut toucher un public très large. Ce qui inclut également la Guinée. En plus, mes mélodies et mes rythmes se rapprochent de l’afrobeat, style de musique très consommé en Afrique ».

« Oui, j’ai beaucoup écouté Takana Zion et surtout le groupe Banlieuz’art. Pour la petite anecdote, je me rappelle que j’étais tellement fan de leur chanson 911 que je voulais même la chanter. Mais je ne retrouvais pas les paroles sur internet – ensuite, je ne comprenais pas la langue. J’avais alors écrit les paroles sur une feuille en phonétique pour pouvoir la chanter (hahaha). Je suis très fan des Banlieuz’art. Je ne les connais pas personnellement, mais ils m’ont beaucoup influencé à mes débuts ».
  • Que racontes-tu généralement dans ta musique pour pouvoir faire bouger le maximum de public ?
« Je raconte beaucoup d’histoires d’amour – souvent des déclarations – parfois des histoires sur des peines d’amour. Et tout cela dans le but de redonner espoir à ceux et celles qui ont perdu foi en l’amour.

  • A tes débuts, tu étais beaucoup plus dans le reggae avec des textes pointus. Et aujourd’hui, tu distilles des chansons plus sensationnelles. Qu’est-ce qui justifie ce choix?
« Lorsque l’on débute dans la musique, on se cherche beaucoup. A cette époque, je faisais partie d’un groupe. Ce qui ne laisse donc pas trop de place à l’expression personnelle. C’était une époque très enrichissante pour moi. Car, j’ai toujours aimé le reggae étant musicien. C’est un style riche et très plaisant à jouer. Je sais qu’il reste beaucoup de vibes reggae en moi, ce que je compte exploiter dans la suite de ma carrière ».

« La musique c’est avant tout, du ressenti. Je n’ai jamais forcé une vibe. En ce moment, c’est la musique sensationnelle qui me parle. Mais, je travaille déjà sur de nouvelles vibes qui se ressentiront dans les prochains titres. Je suis contre le fait, pour un artiste, de se cloisonner à un seul style musical. Pour faire carrière, je pense qu’il faut savoir évoluer, faire évoluer son style, ses lyrics, ses mélodies etc ».
  • En août 2015, tu as sorti un EP de 6 titres intitulé « Retour aux Sources ». Avais-tu peur d’être déraciné et qu’il fallait tout de suite te ressourcer dans ton Mutsamudu sur l’île d’Anjouan »?
« C’est exactement ça ! Ça faisait 6 ans que j’habitais en France pour mes études, et je sentais que je perdais peu à peu ma culture. Et puis un jour, j’ai entendu une chanson de Diamond Platnumz chantant en swahili qui ressemble beaucoup à la langue comorienne notamment : le dialecte anjouanais. Et cela a littéralement changé quelque chose en moi. D’un coup, je ne voulais chanter que dans ma langue natale. Aujourd’hui, je suis content car, l’époque reggae et l’époque “retour aux sources” ont fait de moi, ce que je suis : un mélange de cultures, de styles et de langues ».
  • Comment est perçue ta musique aux Comores ?
« Je pense que les comoriens sont fiers de moi. Ils consomment beaucoup ma musique et je les en remercie ».

  • Quel est ton lien avec SOPRANO qui est aussi comorien d’origine ?
« Je n’ai pas de lien particulier avec lui, hormis que nous sommes tous les deux, originaires des Comores. C’est un grand Monsieur que j’admire, et j’espère le rencontrer un jour. Pourquoi pas ? ».
  • Ton prochain EP qui sort bientôt sera-t-il l’expression d’une nouvelle étape de ta carrière ? Explique-nous.
« Chaque projet est une étape supplémentaire. Surtout, un projet contenant plusieurs titres. Il y aura une nouvelle direction artistique sur la production. Nous sommes d’ors et déjà en train d’y travailler ».

  • As-tu d’autres projets que tu caches sous la main ?
« Au-delà de mon statut d’artiste, j’ai aussi commencé à produire des jeunes artistes talentueux sous le nom de mon label ».
  • Pour finir, que définit la personne de GOULAM ?
« Un bon vivant, quelqu’un de simple, calme, drôle, sociable, curieux, persévérant pour réussir ce qu’il entreprend ».
Par SITANEWS©
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