Dossier. La Guinée a-t-elle une fois procédé à l’inventaire général de son patrimoine historique et de ses richesses culturelles ? L’opération consiste à recenser, étudier et faire connaître les éléments du patrimoine qui présentent un intérêt culturel, historique ou scientifique du pays. Mais selon nos sources, jamais ce recensement global n’a été fait de façon sérieuse dans le pays de Sékou Touré depuis plus d’un demi-siècle.
Les données se trouvant actuellement dans le registre du ministère en charge du patrimoine historique et de la culture sont incomplètes car, elles sont évaluées sur la base des études estimatives – pas de rapport fiable relatif au nombre exact de musées, de monuments, de pierres précieuses, de fortins, d’objets d’arts et d’œuvres archéologiques qui existent à travers tout le pays.
C’est l’un des défis majeurs dans lesquels l’ancien ministre de la Culture, Siaka Barry a voulu se lancer en 2016. Dans sa démarche, il avait fait adopter au Parlement, le fameux projet de loi portant protection du patrimoine historique et culturel. Une fois que cela est promulgué par le Président de la République, les études d’inventaire général allaient directement suivre. Malheureusement, ce décret tant attendu n’a jamais été signé par le palais Sékhoutoureya. Et les ministres qui ont remplacé Siaka Barry aux affaires n’ont jamais en fait à leurs préoccupations majeures. Conséquences : le patrimoine historique du pays est à l’abandon, et nul n’est de nos jours à l’abri des actes de déprédation. Tout récemment, la tombe de l’ancien Président guinéen, Ahmed Sékou Touré a été profané dans le mausolée de Conakry. Un acte qui vient débâcher le manque de cadre juridique, légal et règlementaire du patrimoine historique que les autorités du pays ont toujours négligé depuis 1972.
Peut-on toujours s’attendre à une politique véritable pour la valorisation de ses biens historiques et culturels du pays ? Pour l’heure, aucun effort n’est encore visible. Et en attendant cette volonté manifeste, ces patrimoines vont devoir continuer à sombrer sous le regard impuissant des populations. A l’intérieur du pays, le constat est encore beaucoup plus alarmant. Allez-y constater !
N’est-ce pas l’inventaire du patrimoine historique et culturel devrait être l’une des priorités du nouveau ministre Alpha Soumah ?
SITANEWS©
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