Photo de la conférence/PHOTO : Ismael Nabé
24 January, 2026

Journée mondiale de l’éducation : l’ONG Oméga plaide pour un ministère de la Famille en Guinée

 

« Pour la scolarisation des jeunes filles guinéennes, il faut créer un ministère en charge de la Famille. » C’est la proposition de Marthe Dédé Koivogui, présidente de l’ONG Oméga, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de l’Éducation, de la Culture africaine et afro-descendante.

 

Lors d’un point de presse, la présidente de l’ONG Oméga (Organisation des Mères et Enfants de Guinée) a suggéré la mise en place, dans le nouveau gouvernement, d’un ministère en charge de la Famille. « En ce 24 janvier, il est question d’interpeller tous les acteurs de la chaîne — gouvernement, société civile et partenaires — pour lutter contre la pauvreté extrême, qui occasionne les abandons scolaires des jeunes filles », a-t-elle déclaré.

 

Elle a ajouté qu’une famille qui n’est pas capable de se nourrir normalement ne peut pas positivement impacter l’éducation des enfants. « Il s’agit de voir si, avec le programme Simandou 2040, il est possible d’allouer une allocation familiale aux familles pour aider à l’éducation et à la formation », a-t-elle précisé.

 

Pour finir, elle a affirmé que la famille est le premier gouvernement, que le développement du pays en dépend fortement, et qu’il faut agir maintenant.

 

Parlant de l’éducation et de l’innovation technologique, Mazoughui Magie Goepogui, enseignant-chercheur à Mamou, a tenu à rappeler que le numérique peut révolutionner l’éducation à travers des solutions digitales qui peuvent aider à mieux éduquer et faciliter l’apprentissage sans trop d’efforts.

 

Lors de cette conférence, il a également été question de culture, notamment du patrimoine culturel qui doit être transmis fidèlement. L’industrie culturelle et créative, qui se révèle comme un outil efficace de lutte contre le chômage des jeunes et la pauvreté, a été évoquée. L’ONG Oméga a appelé le gouvernement à soutenir les créateurs et les entrepreneurs culturels pour favoriser davantage d’initiatives et d’innovations.

 

Selon une enquête de la Banque mondiale (2018), les niveaux d’instruction restent très bas en Guinée : 74,3 % des femmes et 55,8 % des hommes de 15 ans et plus n’ont jamais été scolarisés, avec des taux nettement plus élevés en zones rurales (87,9 % des femmes et 71,6 % des hommes).

 

Article d'Ismael Nabé

Pour SITANEWS

 

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