Takana Zion retrousse ses manches. Il brosse ses locks. Il multiplie les projets. Le reggaeman guinéen enchaîne les annonces. Scène et discographie se torsadent dans son agenda à l’automne.
Le 2 octobre, il joue au grand stade de Conakry. Ce concert marquera un double événement. Il présentera son nouvel album « Few Words ». Il dévoilera aussi trois nouveaux épisodes de sa série « Black Mafia ».
Six jours plus tard, cap sur Paris. Le 8 octobre, il se produira à l’Élysée Montmartre. Ce concert sera porté par le label Soulbeats Records.
Conakry, puis Paris : cette double date met en branle son Kanamacina Records. Sa famille 150 aussi. Cette actualité s’inscrit dans une longue histoire. Né dans les années 80 à Conakry, Takana a grandi avec des rêves. Le rap et le dancehall l’ont d’abord porté. Puis Peter Tosh et Joseph Hill l’ont attiré vers le reggae.
Son parcours l’a mené au Mali, tout près de sa Guinée natale. Il y croise Brother Sam, puis Tiken Jah Fakoly sur son chemin. Avec le producteur Manjul, il enregistre « Zion Prophet » en 2007. D’autres albums suivent : « Good Life », « Rappel à l’Ordre », « Rasta Government », « Kakilambe » entre autres. Il collabore avec de grands noms : Sizzla et Capleton en exemple.
En 2021, « Human Supremacy » sort chez Soulbeats. C’est justement sous cette bannière qu’il revient aujourd’hui gaillardement. Les liens étaient établis depuis. Ses racines guinéennes, ses moments jamaïcains, ses combats sociaux : tout le fortifie.
Avec « Few Words » et la suite de « Black Mafia », Takana Zion prouve sa fidélité à lui-même. Le reggae pur. Le dancehall de dingue. Il garde son format, sa voix, sa good life. Ses vibes et ses convictions.
Par Sita
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