L’Association Chance et Protection Pour Toutes (A.C.P.P.T.) organise, le samedi 21 février 2026, une grande journée de sensibilisation intitulée « Libres & Entières » à l’Hôtel de Ville de Tours, pour promouvoir l’abandon de l’excision et des mutilations génitales féminines. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre l’excision, instaurée par l’ONU pour dénoncer cette pratique et appeler à sa disparition.
Prévue de 10h à 18h à l’Hôtel de Ville de Tours, la rencontre réunira militant·e·s, associations, institutions et grand public autour d’un même objectif : défendre l’intégrité et la dignité des filles et des femmes. L’accès est annoncé libre, avec le soutien de plusieurs partenaires, dont la Ville de Tours, la préfecture d’Indre‑et‑Loire, la Fondation des femmes et des structures engagées contre les violences faites aux femmes.
Placée sous le slogan « Libres & Entières – Pour l’abandon de l’excision », la manifestation veut porter un message clair : aucune tradition ne justifie les mutilations génitales féminines, considérées comme une violation des droits humains. L’événement entend donner la parole aux premières concernées et à leurs allié·e·s, afin de briser le silence qui entoure encore cette forme de violence.
Au programme figurent des tables rondes, expositions, stands d’information, animations, rencontres et témoignages, ainsi qu’un spectacle destiné à toucher un large public. Ces activités doivent permettre à la fois d’informer sur les conséquences sanitaires, psychologiques et sociales de l’excision, et de valoriser les initiatives de prévention portées par les associations et les familles protectrices.
Un appel à la mobilisation
Selon les agences des Nations unies et l’Organisation mondiale de la santé, plus de 200 millions de femmes dans le monde vivent avec les séquelles des mutilations génitales féminines, et des millions de filles restent menacées chaque année malgré les interdictions légales. En lançant cette nouvelle édition de « Libres & Entières » à Tours, l’A.C.P.P.T. appelle les citoyen·ne·s, les pouvoirs publics et les partenaires à renforcer la prévention, la protection des mineures et l’accompagnement des survivantes, afin de mettre fin à ces pratiques à l’horizon 2030 fixé par l’ONU.
Par Robert BIGANMOU
SITANEWS, France
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