FABABY hausse le ton. Le rappeur est directeur artistique chez Sony Music Afrique. Il dénonce les cachets excessifs de certains artistes de la diaspora. Ces artistes se produisent sur le continent africain. Leurs tarifs freinent, selon lui, le développement de l’industrie événementielle locale.
Un écart flagrant existe entre l’Europe et l’Afrique. FABABY donne un exemple concret. « Il y a des artistes qui, pour un festival en France, vont te demander 10 000 euros. Mais quand ils vont en Afrique, ils te demandent 100 000 », affirme-t-il.
Le cachet n’est pas la seule contrainte. D’autres exigences s’ajoutent. Cinq billets d’avion en première classe sont souvent réclamés. L’artiste et son entourage en bénéficient. D’autres conditions annexes viennent alourdir la facture.
Ce cumul met en péril les projets. FABABY est catégorique. « Ça veut dire que, lorsque tu veux monter un festival ou organiser un événement, tu es déjà à moins 150 000 euros rien qu’en invitant un artiste », explique-t-il. Il faut ensuite louer le site. Il faut payer la sonorisation. Il faut assurer la sécurité. D’autres dépenses suivent encore.
Le risque financier est réel. Remplir la salle n’est jamais garanti. Cette incertitude ajoute une pression supplémentaire. Les organisateurs locaux en subissent les conséquences. Pour FABABY, ces pratiques fragilisent les organisateurs. Elles les rendent dépendants des sponsors. L’équilibre budgétaire devient difficile à atteindre.
Le directeur artistique lance un appel. Il s’adresse aux artistes de la diaspora. Il les invite à s’impliquer davantage. Le développement économique de leurs pays d’origine est en jeu. Il les encourage à privilégier les prestataires locaux. Ces coûts jugés disproportionnés doivent, selon lui, être revus.
Le débat est relancé.
Décryptage - SITANEWS
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