Il n’est jamais assez aberrant d’écrire que le ministère de la Culture et du Patrimoine historique reste le parent pauvre du gouvernement guinéen dirigé par le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Autant comprendre que dame Sona Konaté a hérité d’un ministère maudit.
Combien de temps devra-t-elle encore perdre à un poste quasi fictif, parce qu’ensevéli dans les parois intestinales du ministère des Sports ? La question taraude les esprits. En ce sens que depuis 7 mois, le ministère qu’occupe Sona Konaté n’a pas de siège, encore moins de Cabinet.
La dame Sona Konaté devra-t-elle jeter l’éponge ? Cette question qui grince les dents vaut tout son pesant d’or. Et par cette triste et malheureuse réalité, le pouvoir de Conakry prouve encore une fois que le secteur de la Culture et du Patrimoine historique ne représente pas grand chose dans sa politique gouvernementale.
Pour lui, c’est peut-être un secteur improductif qui n’apporte pas gros au PIB. C’est pourquoi il est relégué au dernier plan. Or, la culture est un fort levier économique qui passe d’abord par une véritable politique culturelle avec de gros investissements derrière.
Le secteur de la culture est à l’arrêt depuis des mois et sans aide, mais le pays tourne quand même au rythme frénétique de la corruption et d’hémorragie financière en faveur des cadres véreux qui ne se soucient guère de la bonne santé du secteur de la culture.
A défaut d’un siège digne de son rang, Sona Konaté se contente d’un petit bureau à la Cité Chemin de Fer au centre-ville de Kaloum à Conakry. Pendant que ses cadres sont éparpillés.  Sona Konaté a bénéficié d’un décret au goût d’inachevé – elle n’a pas toutes les cartes en main pour conduire pleinement sa notoriété. Elle a la malchance d’appartenir à un gouvernement ayant une mauvaise lecture de la culture. Devra-t-elle alors rendre le tablier ?
Par Sita CAMARA
©Sitanews
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