MUSIQUE. « Syliphone » est la grande maison d’édition que l’ancien président guinéen, Ahmed Sékou Touré avait mise en place à l’époque post-coloniale pour pistonner l’écosystème de la musique populaire de son pays. Et ça bien marché !

Le grand coffret de la musique guinéenne post-coloniale

De 1967 à 1980, ce label a tourné à plein régime pour le bonheur des orchestres nationaux. Dans cet intervalle, le « Syliphone » a produit des centaines de vinyles (des 33 tours et des 45 tours) grâce à l’ingéniosité des génies du studio de la radio nationale. Une grande politique d’influence culturelle inédite qui n’a point tardé à faire grandes moissons  juteuses et honorifiques.

Les Orchestres Nationaux et Fédéraux, en plein essor, étaient régulièrement entre deux avions pour de merveilleuses excursions culturelles à travers le monde. Ce fut les beaux jours de la musique guinéenne perçue à l’époque comme la vitrine Ouest-africaine.

L’authenticité était l’une des formes astucieuses ayant conduit les artistes guinéens vers l’excellence.

Les années passent, mais les classiques de la musique populaire guinéenne restent et demeurent indémodables : les discographies de Kouyaté Sory Kandia, Bembeya Jazz National sont des parfaites illustrations incontestées.

L’édition « Syliphone » a été un véritable instrument très efficace et un piédestal solide pour les chanteurs guinéens. Cette maison incarnait un réel coffret sacré du riche patrimoine culturel du pays.

Ce label musical d’État a développé au fil des ans, un répertoire basé sur les rythmes locaux très originaux qui sont encore existants dans les rayons et archives moisis de la RTG (Radio-Télévision-Guinéenne).

Il était une fois le « Syliphone » !

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Par Syta©

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