RÉVÉLATIONS, PATERNITÉ. C’est une femme visiblement « déçue », « déboussolée », « fatiguée » et un peu malade que nous avons interviewée en banlieue parisienne. Il était 13 heures, sous un soleil de plomb, quand nous prenions le RER pour traverser tout Paris et aller rencontrer la femme de « L’artiste du peuple ». À gorge nouée, en larmes, Eva SINAYOKO nous fait des révélations sur sa vie de couple avec le célèbre OUDY 1er. L’homme avec qui elle est mariée depuis 13 ans. INTERVIEW (Première partie)
SitaNEWS : Bonjour Madame ! S’il vous plaît, présentez-vous à nos lecteurs ?
Eva : « Je suis Hawa SINAYOKO sur la carte d’identité. Mais on me connait sous le nom de EVA et c’est depuis que j’étais bébé. Parce que mon homonyme se fait appeler EVA. Alors, j’ai supposé ne pas dire Hawa, mais plutôt EVA SINAYOKO. C’est pour qu’on sache qui est-ce. Je suis guinéenne. Je suis née et j’ai grandi à Conakry précisément à Taouyah. Je suis en France il y a moins de 10 ans. »
« OUDY 1er et moi, sommes ensemble depuis 13 ans et mariés depuis 7ans maintenant, une union célébrée religieusement dans ma famille et cela en présence de ses parents biologiques. Et par la grâce de DIEU, nous sommes devenus parents de 2 filles malgré que nous ayons perdu des jumeaux en 2016, l’une ayant 5 ans et l’autre 2 ans. Je viens étaler cela ici sur la place publique puisque leur père n’assume non seulement pas son rôle parental, mais il refuse aussi de déclarer la paternité des enfants ici en France devant les autorités malgré mon insistance à ce sujet et cela sous prétexte, qu’il n’a pas de temps compte tenu de sa profession d’artiste. » Ceci est un extrait de votre post sur Facebook publié le 22 juillet. Vous assumez ? 
EVA : « Bien sûr que oui. Je l’assume, je l’assume et je l’assume. Parce que je parle en connaissance de cause. Il le sait, je le sais. J’ai toutes les preuves. Il ne peut jamais le nier. Peut-être qu’il sera fâché parce que je suis sortie sur les réseaux sociaux. Mais le nier, ce n’est pas possible. Donc, je le répète : « J’assume, j’assume, et j’assume mes propos ». »
Après votre post, quelle a été la réaction de votre mari ou de ses proches ?
« J’ai reçu beaucoup d’appels de ses proches, de sa famille, pas de son père et de sa mère, mais de son frère Ahmed, ses cousins, ses amis. Pour être sincère, je n’ai pas décroché le téléphone. Mais j’ai juste un peu échangé avec son frère Ahmed de Paris par messages écrits. Je ne voulais même pas le citer dans cette interview. Parce que, pour être sincère, il m’a beaucoup soutenue dans ces moments. Mais après tout, OUDY reste son frère. Peut-être qu’il va finalement se ranger du côté de son frère et cela ne me dérangerait pas. »
Pourquoi n’avez-vous pas voulu décrocher ces appels venant de l’entourage de votre époux ?
« Parce que je suppose qu’ils n’ont pas fait le nécessaire. Avant que ce problème ne sorte, j’ai beaucoup essayé de le régler à l’interne. Mais malheureusement, je n’ai pas trouvé d’issue favorable. »
Qu’est-ce que Ahmed, (le frère de votre époux) vous a dit après votre post ?
« Il m’a dit de me calmer. Il m’a dit de supprimer mon post. Que si je lui fais confiance qu’il va régler le problème. J’avoue qu’il a toujours été là pour moi et qu’il a du respect pour moi. Mais je lui ai dit qu’il était trop tard, je ne pouvais pas supprimer mon post et que la balle était déjà partie. »
Votre époux n’a pas cherché à entrer en contact avec vous ?
« Il ne m’a pas contactée. Par contre, il est allé dans ma famille directement le même jour. Il est allé se plaindre que je l’ai exposé sur les réseaux sociaux pendant qu’il est promis à être Ministre, et que moi Eva, je veux tout foutre en l’air. » 
Cette affaire a duré pendant des années mais pourquoi c’est maintenant que vous décidez de briser le silence ? 
« Parce qu’il y a un début à toute chose. C’est ce que je peux trouver comme réponse. Je n’ai pas d’antécédent ou que je forme un mauvais coup contre lui. Mais, mes enfants grandissent. La deuxième a eu 2 ans le 6 juillet dernier. Ma première aura 5 ans bientôt et elle commence à me poser des questions à propos de son père. Quand on lui demande : Comment tu t’appelles ? Elle répond par ceci : Je suis Aissata SINAYOKO, mon Papa s’appelle OUDY 1er SINAYOKO. Et cela va continuer jusqu’à quand ? Il en était tant. Et je me dis que c’est Dieu qui a voulu que ce soit le moment pour tout déballer. »
Ci-dessous, les actes de naissance des deux filles

Quel est l’apport de OUDY depuis la naissance de vos deux filles ?
« Déjà, la première est née, il n’était pas là. Il était au Maroc. C’était en fin d’année et il était sur les spectacles. D’abord, avant que l’enfant ne naisse, dès que j’ai su la grossesse, je lui ai demandé de faire la Pré reconnaissance de l’enfant à la Mairie. Parce qu’en France, après 3 mois de grossesse, tu peux faire la pré reconnaissance du bébé. Je lui ai demandé de déclarer l’enfant à temps vu qu’il est toujours en voyage. Mais non, le Monsieur n’a pas le temps. Il me disait toujours, non je serai là à l’accouchement. Chaque fois, il m’amenait balader jusqu’à ce que j’accouche le 29 du mois en son absence. Et lui, il est rentré du voyage le 31. J’ai même une vidéo où je le filmais quand il rentrait du Maroc. De l’aéroport, il est directement venu nous voir le bébé et moi à l’hôpital. »
De son retour, est-ce qu’il est allé à la Mairie pour faire la reconnaissance de l’enfant ?
« Je lui ai encore dit : « va reconnaître ton enfant avant que tu ne repartes en voyage. Parce qu’il y a un délai pour faire la reconnaissance. Non, je vais le faire !  Non, je le fais, t’inquiètes. Mais, un matin de bonheur, je le vois faire sa valise. Je lui demande : Tu vas où ? Il me dit : « Non, on m’a appelé pour un spectacle… ».  Il est parti alors que, faire la reconnaissance d’un enfant en France, ne dure que quelques minutes. Et notre habitation n’était pas loin de la Mairie. »
Jusque-là, cela n’a pas été fait, c’est ça ? Qu’avez-vous fait alors ?
« Finalement, c’est moi qui suis partie faire à sa place. Il fallait que je parte le faire. Parce que si le délai passait, la procédure serait longue après. »
Est-ce que la Mairie vous a posé des questions ?
« Oui ! La Mairie m’a demandé où se trouvait le Père ? J’ai dit qu’il n’est pas là. Et vu que c’était ma première fois de faire reconnaître un enfant, je n’en savais pas trop, j’ai dit le vrai nom de OUDY à la Mairie. On m’a dit : Non, Madame, ça ne se passe pas comme ça. Il faut que le père soit là. Ou c’est à vous de reconnaître l’enfant et il portera votre propre nom de famille. » 
Comment vous êtes- vous sentie après cette réponse de la Mairie ?
« Ça m’a beaucoup fait mal, je ne pouvais rien. Cela étant, j’ai appelé OUDY pour le lui dire. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’il allait changer une fois qu’il serait en France. »
A date, quel nom de famille portent vos deux filles ? Le tien ou celui de OUDY ?
« A l’heure où je vous parle, les filles sont SINAYOKO. C’est-à-dire, mon nom de famille. Comme je vous l’ai dit tantôt, la première aura bientôt 5 ans. OUDY et moi, nous en avons mille fois parlé, mais jamais, je n’ai trouvé satisfaction.
Comment expliquez-vous ce comportement de votre époux ?
Je ne sais pas. Je ne trouve aucune explication à cela. Depuis que j’ai fait mon post, il aurait dit aux gens que je savais qu’il était mariéQu’on est tombé d’accord de rester dans l’ombre et qu’il ne pouvait pas déclarer mes enfants.
Aujourd’hui, j’aimerais que OUDY sorte et se justifie ou qu’il me le dise en face. Pour le moment, je prends ces propos avec des pincettes. Puisque je les ai appris de bouche à oreille.
Comment avez- vous fait la connaissance de OUDY ?
Nous nous sommes connus en 2008 – 2009. Dès le départ, je n’ai pas voulu cette relation. Je ne voulais pas les gens qui venaient d’Europe. Je les prenais pour des mythos. Et aujourd’hui, OUDY me l’a prouvé. J’avais accepté sa relation parce qu’il m’a dit qu’il veut m’épouser. Ensuite, il est allé voir ma mère. Il y a eu trop de discours. Beaucoup de personnes avaient déconseillé ma mère. A un moment, sa famille même n’avait pas voulu aussi ce mariage. »
Avez-vous connu de beaux moments avec OUDY ?
Pour être sincère, nous avons connu de très beaux moments ensemble. Après j’ai appris qu’il y a une femme ici en France qui est enceinte de lui. Mais il l’a toujours nié. Il m’a juste dit que c’est une Camerounaise qui a été vraiment là pour lui, mais qu’il voulait se débarrasser d’elle. Mais après, que celle-ci lui a tendu un piège, elle est tombée enceinte. On n’en a fait un problème, mais après j’ai laissé tomber.
Quelle a été la suite de votre relation ?
On a continué la relation. Mais un jour encore, sans qu’il ne s’en rende compte, sa sœur m’a dit : oui toi tu es pressée pour le mariage, mais il connaît l’autre (la camerounaise, NDLR) avant toi. Elle n’est pas encore mariée et elle est enceinte. C’est-à-dire du deuxième enfant. C’est ainsi que j’ai dit à OUDY de ne plus jamais m’appeler. Qu’entre lui et moi, c’était terminé puisqu’il est un menteur.
Mais après, avez-vous encore passé l’éponge ?
Oui. Pour se faire pardonner, sa mère a appelé pendant le ramadan qu’elle ira voir ma maman le lendemain de la fête. Et c’était pour sortir mes colas. C’était en 2012. Les colas sont sortis. Sa maman s’est excusée pour tout ce que son fils m’a fait subir. Que de belles paroles. Elle m’a même dit que Oudy ne va pas épouser l’autre fille (la camerounaise NDLR). Et naïve que je suis, j’ai encore accepté.
NB : Nous indiquons que nous avons joint OUDY 1er pour avoir sa version des faits, mais en vain.

Restez connectés, bientôt la deuxième partie de cette interview 

Interview réalisée par SitaNEWS© en France
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