Dans le cadre de la 18ᵉ édition du Festival des Musiques Urbaines d'Anoumabo (FEMUA), la grande scène de l'Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) a accueilli, le vendredi, ses premières prestations dans une ambiance survoltée.
De 21h15 à 3h15 du matin, le public, venu nombreux, a frémi au rythme d'une programmation riche et éclectique. Le coupé-décalé, le m'balax, la pop mandingue, le zouglou et le zoblazo ont tenu le public sur pieds jusqu’au bout de la nuit. Une véritable traversée musicale qui a tenu toutes ses promesses.
C'est l'artiste ivoirien Kedjevara qui a ouvert le bal avec énergie. Pendant 45 minutes, il a imposé son style. Il a saisi les festivaliers à travers ses titres phares tels que Ça fait mal et Tchoukou tchoukou. Une entrée en matière réussie qui a immédiatement donné le ton d’une soirée agitée.
La scène a ensuite accueilli la star sénégalaise du m'balax, Youssou N’Dour considéré comme l'un des maîtres du genre. Pendant une heure, l'artiste a offert un véritable cours magistral de performance scénique. Porté par son tube Seven, il a enchaîné avec des titres comme Salimata et Birma, suscitant une forte communion avec le public. Dans un moment empreint d'émotion, il a rendu un vibrant hommage au peuple malien, récemment éprouvé par de tragédies. Ovationné, il a quitté Abidjan dans la foulée pour rejoindre Paris, où il était attendu pour un concert.
La température est montée d'un cran avec l'entrée en scène de Fatoumata Diawara. Véritable ambassadrice de la pop mandingue à l'international, l'artiste malienne a séduit un public, parfois novice, et conquis par sa prestation.
Guitare électrique en main, elle a livré un show d'une heure alliant tradition et modernité, entre engagement artistique et puissance vocale. Une prestation saluée par de longues acclamations.
Place ensuite au zouglou, pilier incontournable de la scène ivoirienne. Le groupe Les Garagistes a replongé les festivaliers dans l'essence même du mouvement. Durant 45 minutes, des titres emblématiques comme Kouyou et Maman ont été repris en chœur par un public nostalgique et enthousiaste.
Pour clôturer cette première grande nuit, Meiway, icône du zoblazo, a mis le feu aux poudres sur la scène avec l'expérience et la maîtrise qu’on lui connaît. Fidèle à son style festif, il a fait danser l'INJS sur des classiques tels que Zoblazo 200% et Miss Lolo. Entre ondes positives et complicité avec le public, l'artiste a offert une fin de soirée mémorable.
Au total, plus de cinq heures de spectacle intense ont rythmé cette première grande nuit du FEMUA 18. Une soirée haute en couleurs, marquée par une ambiance garantie de bout en bout. Une communion parfaite entre artistes et festivaliers, confirme une fois de plus le statut incontournable de ce rendez-vous culturel majeur en Afrique.
Aly Bongo LENO depuis Abidjan pour Sitanews.net
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