Les réseaux sociaux

Les acteurs culturels guinéens sont dans l’attente de connaitre leur nouveau ministre après que le Premier ministre Ibrahima Kassory FOFANA ait rendu officiellement la lettre de démission de tout son Gouvernement le 15 janvier 2021. Hier lundi, un autre décret a suivi portant l’ossature de la nouvelle équipe gouvernementale en attendant les noms. Retenez que désormais, le ministère des Sports est séparé de celui de la Culture et du Patrimoine Historique. 

Mais qui va remplacer Sanoussy Bantama SOW ?

La question paraît pertinente aussi préoccupante et primordiale. Quelques noms circulent déjà, et la rumeur avait quelque peu ampoulé la toile ces derniers temps. Au regard des tonnes de défis à relever dans le secteur de la culture en Guinée, il va se dire que celui qui succédera au ministre Sanoussy Bantama Sow, est appelé à être beaucoup plus technocrate que politique. Trêve de discours démago-propagandistes, passons aux actes plus tangibles.

La culture guinéenne a besoin de se réinventer. Ce faisant, son ministère de tutelle a forcément besoin des hommes forts et visionnaires.

La culture est un fort levier économique. Ce rêve n’est possible en l’absence d’un budget d’investissement conséquent. Malheureusement, investir n’a jamais été le maillon fort des différents ministres qui se sont succédés à la tête du département de la culture en Guinée depuis 1984. Il ne s’agit pas seulement de brandir le document de politique culturelle nationale en criant victoire, mais la mise en pratique du contenu de ce manuel est la plus nécessaire.

Après la première république, la grosse remarque serait que la culture est perçue par le pouvoir central comme une charge réduite à des dépenses qualifiées d’improductives et de superflues. Ce qui fait que les grands chantiers d’excavation d’infrastructures culturelles sont inexistants dans tout le pays : pas de véritables espaces de création, de production et de diffusion des œuvres artistiques. Encore moins, le financement des gros projets culturels est totalement absent. Vivement le Fodac (Fonds de développement des arts et de la culture).

Dans les autres pays comme le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud et même le Sénégal tout prêt de la Guinée, investir dans la culture passe désormais pour un placement d’avenir. Ces nations ont compris que la culture est réévaluée comme un réel vecteur de croissance contribuant à la dynamique de l’économie, au point de devenir un élément réducteur de chômage et pourvoyeur de grandes richesses. L’intérêt est vraiment énorme.

Autant l’agriculture, les mines, la technologie et autres secteurs peuvent créer de la richesse dans un pays, autant la culture en est capable. Il suffit d’y investir dans un premier temps, pour s’attendre à une belle moisson durable.

Alors, qui sera l’Homme providentiel : homme ou femme peu importe. Mais celui ou celle qui pourra stimuler tous les enjeux positifs pour aider la culture guinéenne à sortir de la fondrière ?

SITANEWS©


Les réseaux sociaux

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Solve : *
11 + 22 =