Nous vous l’annoncions à coup de scoop ! La Fédération des Entreprises culturelles et Économiques de Guinée – FECEG, a organisé un point de presse ce vendredi 18 juin à Conakry, pour demander la reprise de leurs activités. En tout cas, apparemment, Ibrahim C et ses collègues ne comptent pas faire demi-tour jusqu’à obtenir satisfaction.

 

Dans le plan, ces chefs d’entreprise culturelle constitués en fédération, comptent aussi organiser, deux journées de concertation prévues le 29 et 30 juillet 2021. Des journées à l’issue desquelles, un mémorandum sera rédigé et remis à l’exécutif. Bon, peut-être que d’ici-là, les restrictions seront levées.
« Dans le souci de préserver nos entreprises, nos emplois qui permettent de subvenir aux besoins de nos familles, nous interpellons l’Etat afin qu’il puisse lever les restrictions qui pèsent sur le secteur du spectacle vivant… Le prolongement des mesures sanitaires met en danger notre corporation et les milliers d’emplois », a attiré l’attention du pouvoir central, le premier président de la FECEG, Ibrahima Cissé – Ibrahim C.
« Plus de 6 milliards volatilisés…, sans compter les pertes indirectes »
La FECEG tire la sonnette d’alarme sur les pertes colossales qu’elle aurait subies ! Depuis plus de trois mois, elle est sans travail. Cela, suite à un décret suspendant tous les événements culturels de masse dans le pays. Cela n’est pas resté sans conséquences financières pour les organisateurs de concerts et spectacles.
« En dépit des pertes immenses, nous avons toujours respecté les mesures sanitaires édictées par le gouvernement. Il faut rappeler que depuis le début de la crise, des dizaines d’entreprises se trouvent directement impactées par l’annulation des spectacles, qui ont perdu des sommes considérables évaluées à plus de 6 milliards de francs guinéens. Cela, sans compter les pertes indirectes liées à l’absence de scènes des artistes, à la perte de revenu des employés du secteur du spectacle vivant et de la musique ». A déploré le président de la FECEG avant d’interpeller le pouvoir de Conakry.
L’État était censé dédommager. Sauf que…
Dédommagement partiel, oui c’est ce qui escompté. Celui intégral, peu probable. La nouvelle Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique, Sona KONATÉ avait échangé début mars avec des entrepreneurs du spectacle vivant. Au cours de cette entrevue, la Ministre a parlé du remboursement partiel ou global des dépenses engagées dans les préparatifs des spectacles et concerts impactés par le Covid. Le dossier serait transféré à la Primature. Quelle est la suite ? La question reste pendante.
« Nous avons subi des pertes et continuons à les subir sans aucune aide même si l’État a promis un dédommagement partiel, à une petite partie des entreprises culturelles stoppées dans leur élan par le décret de mars 2021. Nous attendons toujours ». Dit Ibrahim C au point de presse, ce vendredi.
En espérant que ce cri de cœur des opérateurs culturels guinéens ne tombe pas dans l’oreille des sourds.
Sur le même sujet : Guinée – Plan de relance culturelle : les pistes de solutions !
Ibrahima SOYA (SITANEWS, Conakry)
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