L’on ne peut quand même falsifier l’histoire du rap guinéen ! Incontestablement, ce courant musical a connu des années de gloire. Sa success-story et ses empreintes restent gravées sur le macadam et sur des rochers.
Le Rap 224 a brillé de mille feux et même dans le sable, à l’aurore des années 90′ jusqu’en 2007. La capitale Conakry était perçue à ces époques comme la plaque tournante de la drogue, mais aussi l’âtre et l’épicentre du hip hop africain. Même Toto le sait. La musique urbaine guinéenne avait ses fous et ses lyricistes.

Rap guinéen, l’apogée !

Le mouvement Rap né dans les rues sales et ghettos sombres de la banlieue de Conakry s’est adjugé des moments fastes. Des groupes de rap très puissants, créatifs  et des leaders audacieux, ont sorti la jeunesse de son antre et de sa violence urbaine. A la place des manifestations de rue comme nous le voyons aujourd’hui à Conakry, le rap était un véritable moyen d’expression pour la jeunesse. Mais 15 ans plus tard, la configuration change – des Mc’s s’évadent – certains partent en exil – d’autres sont restés dont la plupart ont rendu le tablier – le mouvement a chuté – les K7 rap obsolètes – les maisons de production et les gros festivals ont fermé – les coupures de presse égarées – les repères effacés – et même sur Google, la musique urbaine guinéenne n’était pas référencée.
Mais aujourd’hui, le rap guinéen se revivifie avec des gamins, le fanion et le flambeau en main. C’est une génération tonitruante qui tient la barque. C’est le rap à la mode sur fond de punchlines très vifs.  notre rédaction fait un clin d’œil à Djanii Alfa, Mc Fresh, Maxim Bk, le groupe Gnamakalah, Dépotoir, Albert Keckson, Straiker, la team NG (Shakal, Malaikan Mortel, Thuny Vaamos, Bute Les, Neezy John’s), Saouro, SoulB THB. 
Lien important : https://www.youtube.com/watch?v=JDkdr_aLYdE

Par Sita CAMARA

SITANEWS©
Partager

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Solve : *
7 + 30 =