Pour « une fois », Oumou Sangaré est dans tous ses états. La chanteuse est irritée par la situation malienne. Le pays est placé sous embargo par la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) : Fermetures de ses frontières et suspension de ses échanges commerciaux autres que les produits de première nécessité avec les pays au sein de l’espace sous-régional.

Mariamou Sano pour Sitanews© au Mali ?? 

Vous le savez, depuis août 2020, le Mali est gouverné par les putschistes avec pour President, Assimi Goïta ayant renversé par coup d’Etat, Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Aujourd’hui, la junte manifeste son désir de continuer à diriger le pays jusqu’à 5 ans de plus. Mais la CEDEAO l’exige à passer plus vite le pouvoir aux civils. C’est-à-dire, organiser les élections présidentielles et législatives le 27 février 2022.

Face aux sanctions de la CEDEAO qui pèsent lourd sur le Mali, les réactions ne se sont pas fait attendre. C’est le cas chez la célèbre artiste chanteuse, Oumou Sangaré, la grande voix de wassoulou.

« Chers frères et sœurs de la CEDEAO et de l’UEMOA, moi Oumou Sangaré, je ne me mêle jamais de politique, ce n’est pas mon rôle mais aujourd’hui, nous sommes tous interpellés face aux décisions qui frappent gravement mon pays à savoir son blocage et son isolement total. Cette situation m’amène à me prononcer publiquement en tant qu’Artiste et Ambassadrice de la FAO, mais aussi parce que j’ai toujours défendu les démunis. » Indique-t-elle.

Oumou Sangaré estime que « L’heure est GRAVE au Mali ». Elle condamne la décision de la CEDEAO : « Les décisions prises contre le Mali et les maliens auront des conséquences terribles sur les populations, et surtout sur les plus vulnérables. La CEDEAO et L’UEMOA sont une même et grande famille. Une famille ne doit ni sanctionner, ni affamer ses membres mais les soutenir et les accompagner. Nous sommes au Mali, les populations souffrent et nous parlent. Donc, les conséquences des décisions prises par nos institutions sous régionales seront désastreuses. Au nom des mamans maliennes, je condamne ces décisions et invite tous les Chefs d’État de la CEDEAO et de l’UEMOA à revenir sur leurs sanctions. Que la paix revienne au Mali et dans l’Afrique entière. »

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