Meiway : crédit photo : le FEMUA
04 May, 2026

Musique, culture, innovations … d'Abidjan à Dimbokro, le FEMUA 18 touche à sa fin

 

Après une semaine d’intenses activités à Abidjan et à Dimbokro, la 18ᵉ édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) a refermé ses portes le 3 mai 2026. Entre concerts grandioses, échanges intellectuels et célébration culturelle du Gabon, pays invité d’honneur, le festival confirme son statut de rendez-vous incontournable du continent.

 

Les rideaux de la 18 édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) sont tombés le dimanche 3 mai 2026 à Dimbokro, capitale de la région du N’zi. Pendant six jours, du 28 avril au 3 mai, Abidjan et cette ville décentralisée ont vibré au rythme d’un événement devenu une référence culturelle en Afrique.

 

Placée sous le thème « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? », cette édition a réuni autorités ivoiriennes et gabonaises, experts, artistes, partenaires, médias et influenceurs autour d’une programmation riche et diversifiée.

 

Une semaine d’activités multidimensionnelles

 

Au-delà des concerts, le FEMUA 18 a proposé plusieurs articulations majeures. Le "Carrefour Jeunesse", véritable pôle intellectuel du festival, a accueilli des panels de haut niveau sur les enjeux de l’intelligence artificielle, ainsi que des discussions autour des arts et de la culture, notamment sur les questions de droits d’auteur.

 

Le FEMUA Tradi a, quant à lui, mis en lumière les valeurs culturelles du village d’Anoumabo, de la Côte d’Ivoire et du Gabon. Le FEMUA Sport a rassemblé partenaires et acteurs autour d’un tournoi remporté par la RTI face à 1XBET (2-0). En lever de rideau, un match de gala a opposé les anciennes gloires des Éléphants de Côte d’Ivoire à celles des Panthères du Gabon, avec une victoire gabonaise (2-1), dans une ambiance conviviale marquée par la participation de Salif Traoré, dit A’Salfo.

 

Des innovations réussies

 

Cette édition a également été marquée par deux innovations majeures. Le FEMUA Comedy Show, organisé à l’Institut français d’Abidjan, a connu un succès retentissant avec une brochette d’humoristes africains. Une initiative portée avec brio par Prissy la Dégameuse, qui consacre désormais l’humour comme composante du festival.

 

Autre innovation notable : le FEMUA Kids, qui est passé d’une à quatre journées d’activités, pour le plus grand bonheur des enfants.

 

Le Gabon à l’honneur

 

Pays invité, le Gabon a marqué les esprits avec une délégation de plus de 200 personnes conduite par le ministre Paul Ulrich Kessany Zategwa. Entre soirée artistique à l’Institut français et journée culturelle à l’INJS, le public a découvert la richesse du patrimoine gabonais : musique, artisanat, gastronomie et arts.

 

Le moment le plus marquant restera la prestation de la légende Pierre Claver Akendengué. La présence d’acteurs culturels et sportifs, tels que Serge Abessolo ou Daniel Cousin, a renforcé l’éclat de cette participation.

 

Des concerts de haut niveau à Abidjan

 

Comme à l’accoutumée, la musique a constitué le cœur battant du festival. Sur la grande scène de l’INJS, la première soirée a été marquée par des prestations de haut vol avec Youssou N’Dour, Meiway et Fatoumata Diawara. Kedjevara et le groupe Les Garagistes ont également électrisé le public dans une ambiance festive marquant la célébration de la fête du Travail.

 

La deuxième soirée a confirmé cette dynamique avec la puissance vocale de Dena Mwana, suivie de performances remarquées de L’Oiseau Rare, Roseline Layo, Black M et Didi B. Les DJs Arsenal et Mulukuku ont assuré une ambiance continue. Une clôture en beauté pour l’étape abidjanaise, sans oublier l'ambiance extraordinaire du village gastronomique avec la scène Anoumabo qui a vu défiler plusieurs vedettes de la musique ivoirienne (nous y reviendrons).

 

Dimbokro, une clôture populaire et festive

 

À Dimbokro, des milliers de spectateurs se sont rassemblés sur la place Dioulakro pour vivre la phase finale du festival. Les artistes Meiway, Roseline Layo, Kedjevara, Black M et Didi B ont offert des prestations à la hauteur des attentes.

 

Dans une ambiance électrique, les populations ont dansé au rythme du zoblazo, du coupé-décalé, de la variété ivoirienne et du rap, confirmant le succès de la décentralisation du FEMUA.

 


Les deux présentateurs de la grande scène Daouda Sané (à gauche) et Serge Fattoh (à droite)

 

Au-delà de la musique, les habitants ont également pris part aux activités du Carrefour Jeunesse et aux échanges sur l’intelligence artificielle, ainsi qu’aux animations sportives. Il faut saluer le travail remarquable des présentateurs attitrés du FEMUA, Serge Fattoh et Daouda Sané.

 

Une édition tenue et des perspectives

 

Organisée par Gaou Production et la Fondation Magic System, cette 18 édition du FEMUA a tenu toutes ses promesses, alliant divertissement, réflexion et valorisation culturelle.

 

Une réussite saluée par le commissaire général Salif Traoré, dit A’Salfo, ses adjoints Manadja, Tino et Goudé, ainsi que l’ensemble des équipes mobilisées.

 

Désormais, une question reste posée : quel pays sera à l’honneur et quelle ville accueillera la prochaine décentralisation en 2027 ?

 

Par Aly Bongo Leno, depuis Abidjan pour Sitanews.net

 

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