Le dimanche 1er novembre 2026, Kindia (la province guinéenne) sera le théâtre d’un événement que nulle rédaction n’aura vu venir… sauf, peut-être, les deux principaux intéressés. Mamadou Samba Bah et Laouratou Diallo, journalistes de leur état, s’apprêtent à signer ensemble le plus long éditorial de leur carrière : celui d’une vie à deux, et, pour toujours.

Mamadou Samba Bah et de Laouratou Diallo vont se marier. Ils s’aiment. Il suffit de contempler les portraits signés Guinova Studio pour s’en convaincre : elle, rayonnante dans une dentelle écarlate qui ferait pâlir d’envie le soleil couchant ; lui, sobre et digne dans un ensemble noir, le regard tourné vers sa promise avec une tendresse que nulle consigne de photographe n’aurait su feindre.
Voilà deux professionnels de l’information, rompus à l’art de la question qui dérange, qui vont devoir, pour une fois, se contenter d’y répondre. Et par un seul mot, de surcroît, oui.
Un marathon nuptial en trois actes
Que l’on ne s’y trompe pas : assister à ce mariage relève moins de la mondanité que de l’exploit sportif. Le programme, d’une ambition toute guinéenne, se déploie en trois temps forts :
Ø 10h : mariage religieux à la Grande Mosquée de Sambaya, où les deux âmes seront unies sous le regard bienveillant du Très-Haut ;
Ø 14h : mariage civil à la Mairie de Kindia, où l’État, plus prosaïque, prendra acte de ce que le Ciel aura déjà scellé ;
Ø 16h : réception à Bibane City, où les invités, s’ils ont survécu aux deux premières étapes, pourront enfin célébrer comme il se doit.
Les horaires sont annoncés avec une précision horlogère que l’on saluera, tout en se gardant de trop y croire.
Pour accompagner ce couple dans ses premiers pas conjugaux, deux figures de choix ont été désignées. Le parrain, Hassane Hilal Sylla, Directeur Général Adjoint de la CELPAC, apportera la hauteur de vue qu’exige sa fonction.
La marraine, Finaba Camara, entrepreneure, y ajoutera sans doute ce sens de l’initiative et de la gestion qui ne sera pas de trop pour administrer cette jeune entreprise qu’est un foyer.
Car le mariage, chacun le sait, est une start-up dont le bilan ne se dresse qu’au terme de plusieurs décennies, et dont les actionnaires principaux espèrent toujours une croissance à deux chiffres… de bonheur.
C’est donc à Kindia, terre de collines verdoyantes et de vergers généreux, que le couple a choisi de célébrer son union. Le choix ne doit rien au hasard. On y cultive depuis toujours l’art de laisser mûrir les fruits avec patience avant de les cueillir à point nommé. Qui oserait prétendre que l’amour obéit à une autre loi ?
À Mamadou Samba et Laouratou, la profession adresse ses vœux les plus sincères. Puissent vos journées être aussi riches que vos journaux télévisés, vos querelles aussi brèves que vos brèves, et votre amour aussi durable qu’une archive bien conservée. Que votre ligne éditoriale commune reste fidèle à ses principes : la vérité du cœur, la liberté d’aimer et l’indépendance, mais à deux.
Rendez-vous le 1er novembre. Et pour une fois, le droit de réponse sera exercé devant témoins.
Par Sita
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