Takana ZION voit les choses en grand ! Avec son disque Human Supremacy sorti le 4 juin en France, le numéro 1 du reggae guinéen veut désormais le disque d’or. Congo l’a fait savoir dans une conférence de presse organisée ce jeudi à Zion City, son complexe culturel bâti à Coyah (une périphérie de la capitale Conakry).
Il faut souligner que ce sixième album de la carrière internationale du rastaman guinéen est arrivé dans les meilleures conditions. Sous la bannière de Soulbeats Music, Human supremay s’était adjugé une promo à grande échelle à Conakry tout comme à Paname. 200 exemplaires de cet opus ont été achetés à un prix symbolique de 5 millions gnf l’unité. Les richissimes et cadres guinéens ont voulu apporter un soutien à leur fils et frère à la conquête de l’international.
Takana ZION vend « Human supremacy » aux enchères à Conakry
Takana Zion, le challenger !
Selon le leader de la Black Mafia,  »c’est maintenant que le travail commence » – il se lance un nouveau défi le plus fou de sa carrière. Celui de succéder à l’artiste multidimensionnel et protéiforme feu Mory Kanté. Ce dernier fut l’unique artiste guinéen à obtenir tenez vous bien, près de vingt (20) disques d’or à l’international. Cela, avec des ventes astronomiques, des hits interplanétaires, des concerts extraordinaires, des salles pleines, des festivals partout, des voyages en pagaille et ses tubes repris dans les quatre coins du monde.
Takana ZION veut être un exemple de sa génération comme l’auteur de Yeke Yeke l’a été. Il a sorti pas mal d’œuvres majeures qui ont ébranlé le plus haut sommet du sanctuaire de la filière reggae. Ces albums comme ZION Prophet, Rasta Gouvernment, Good Life et autres, ont conféré au chanteur guinéen le statut de reggaeman hautement respecté. Avec son tout nouveau disque tamisé à Kingston (Jamaïque), Takana ZION veut décrocher son tout premier disque d’or. Pour y arriver, il met à contribution les médias de son pays ainsi que ses compatriotes guinéens et ceux de la diaspora.
« Le travail commence maintenant là. Tout ce qu’on a fait c’était du bruit pour annoncer l’album. Maintenant le vrai travail commence ce 24 juin. Notre génération n’a jamais eu le disque d’or et je veux être le premier à le remporter. Moi seul, je ne peux pas. Aujourd’hui, votre rôle en tant que médias, est de faire en sorte que tous les guinéens qui vivent hors de la Guinée à travers le monde, puissent acheter l’album Human supremacy. Parce qu’il faut porter la musique guinéenne très haut. Il ne faut pas se voiler la face, aucun artiste guinéen n’est en train de vendre son album sur le marché international. Donc, nous profitons de cette occasion pour que vous fassiez en sorte que cet album de Takana soit une victoire de la musique guinéenne…». A-t-il invité la presse locale.
 Grandes scènes internationales, le  rendez-vous manqué des artistes guinéens
A part quelques-uns qu’on peut compter sur le bout des doigts, les artistes guinéens et leurs œuvres sont absents aux rendez-vous importants de la musique à l’international. En quoi cela pourrait-il s’expliquer ? Le manque d’authenticité créative ? Le déficit d’une véritable promotion et de soutien ? Ou les deux ? Aujourd’hui, Takana ZION s’inscrit dans la dynamique de changer la donne. 35 ans de vie sur terre et près de 15 années de carrière teintées de succès, le Petit-fils de Kanamacina est dans la logique de se réinventer. Le chanteur est attendu pour des concerts, des festivals et des périples dès la grande reprise en France.
A la conférence de presse donnée ce jeudi, Takana ZION a rendu un vibrant hommage à ses aînés du reggae africain notamment : Tiken Jah Fakoly et Alpha Blondy qui restent quand même ses premiers repères aux débuts de sa carrière.
Sur le même sujet : « Human supremacy », un trait d’union entre l’Afrique et la Jamaïque 
Ibrahima Soya (Sitanews, Guinée)
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