Taban/Photo : Dr
08 January, 2026

Une maison porte désormais l'empreinte de Taban

 

Il n’a plus de voix, mais ses enfants ont un toit. Lui, une éternité.

 

Décédé en 2025, le journaliste Daouda Taban Sylla continue de veiller su les siens. Une promesse faite à sa famille vient d’être honorée : une maison leur a été offerte et la scolarité de ses enfants entièrement prise en charge.

 

 

Photo : DR

 

Dans cette demeure, sa lumière vit encore, comme une présence qui ne s’éteint pas.

Il y a des hommes que la mort n’emporte pas totalement. Des hommes dont l’étoile reste accrochée à nos mémoires. Daouda Taban Sylla était de ceux-là — journaliste passionné, père aimant, frère de cœur.

 

Lorsque Taban est parti, une famille s’est retrouvée plongée dans la douleur. Mais au milieu des larmes, une parole avait été prononcée : promesse d’accompagner les siens, promesse tenue aujourd’hui.

 

Une maison pour abriter leurs nuits. Un refuge contre les incertitudes. Un lieu où ses enfants peuvent rire, jouer, grandir. Leur scolarité est assurée : cahiers ouverts, cartables prêts, avenir sur les rails. Comme si, de là-haut, Taban murmurait encore : « Continuez. Avancez. Je suis avec vous. »

 

Dans chaque mur, un peu de lui.
Dans chaque pièce, un souvenir.


Dans le rire des enfants, un écho de sa voix.

Ils portent son nom, mais surtout sa lumière. Une lumière qui a trouvé son écrin : une maison digne de lui, une maison qui dit « Tu n’es pas oublié. »

 

À celui qui a permis cela, la gratitude est immense : le Président de la République. La famille de Taban lui adresse sa profonde reconnaissance pour ce geste de cœur.

 

Ce don porte un message : le dévouement d’un homme envers son pays ne disparaît pas avec lui. Il prouve que la République sait encore dire merci.

 

Dans cette maison, il brille comme une lampe qui ne s’éteint jamais. Dans les yeux de ses enfants, comme un avenir possible.


Il est parti. Mais il est là — à chaque porte qui s’ouvre, chaque prière murmurée dans la nuit.

Taban veille. Taban protège. Taban aime.
Et sa lumière, à jamais, habite ces murs. 

 

Chronique de Sita

 

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