Yamoussa Bangoura (Kalabanté)
10 July, 2026

« En Guinée, on est oubliés, mais au moins le Canada nous reconnaît » — La vérité de Yamoussa (Kalabanté)

 

Yamoussa Bangoura n'a pas mâché ses mots. L'acrobate, fondateur de la compagnie de cirque Kalabanté, s'est exprimé devant une délégation guinéenne mixte. C’était sur fond de débat ouvert. Des cadres du ministère de la Culture, du Tourisme et de l'Artisanat étaient présents. L’acrobate n'a rien caché de sa frustration « saine ».

 

« J'ai toujours cherché de la reconnaissance », a-t-il lancé. « À chaque fois que je retourne en Guinée, j'ai toujours été déçu. » Puis il précise : « Quoi qu'il arrive, je reste et je resterai toujours guinéen. »

 

Le constat est amer. « En Guinée, on est oublié, mais au moins le Canada nous reconnaît. » Selon lui, les portes se ferment au pays. Pourtant, son groupe fait rayonner la culture guinéenne à travers le monde.

 

« Nous aimons notre pays », insiste-t-il. Son appel est clair. « La Guinée doit nous encourager, même pas pour nous donner de l'argent, mais la reconnaissance. » Il résume sa demande simplement : « Quand on tape à la porte, qu'on nous l'ouvre. »

 

Face à ces mots, le patron du FODAC, Malick Kébé, a pris la parole. Le Fonds de développement des arts et de la culture a une mission : « Subventionner, promouvoir, accompagner, reconnaître et valoriser l'art guinéen », dira M. Kébé, avant de dire à Yamoussa : « À ma connaissance, vous n'avez jamais envoyé de projet en Guinée sans qu'on vous accompagne (…). »

 

Pour l’info, la compagnie Kalabanté a été créée en 2007. Son fondateur s'appelle Yamoussa Bangoura. C'est un artiste multidisciplinaire d'origine guinéenne. Il a toujours rêvé de fonder son école de cirque même en Guinée, chez lui. Il voulait aussi une compagnie de production de spectacles internationaux.

 

Installé à Montréal depuis plusieurs années, il partage ses valeurs et sa passion à travers sa compagnie. Il enseigne les arts du cirque. Il transmet aussi la musique et la danse ouest-africaines.

 

Le message de Yamoussa Bangoura résonne au-delà de la scène. Il parle de fierté, d'exil et de reconnaissance.

 

Par SITANEWS

 

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