Archive - spectacle en Guinée
26 June, 2026

Guinée : elle régule les spectacles, mais ne possède aucun lieu de spectacles — Que vaut la DGS ?

 

La DGS, l'organe qui vit du spectacle sans le nourrir. La reine des licences, orpheline des salles.

 

La Direction Générale des Spectacles (DGS) règne en maître. Elle réglemente. Elle délivre des licences. Elle perçoit des taxes. Elle sanctionne les contrevenants. Pourtant, elle ne possède pas un seul mètre carré de salle de spectacles.

 

Ce paradoxe mérite attention ! Suivez notre plume !

 

La DGS impose ses règles sur des espaces privés — stades, hôtels.... Elle contrôle sans construire. Elle régule sans investir. Son modèle économique repose sur les licences délivrées et bien d'autres. Autrement dit, elle vit du secteur qu'elle prétend aussi développer. Eh oui !

 

La question est légitime : cet argent sert-il vraiment l'industrie ?

 

Aujourd'hui, la DGS ressemble à un bailleur fantôme qui fixe la caution sans être le véritable proprio. Elle dicte les règles, mais ne détient aucun bien immobilier. Elle exige des normes, mais n'offre aucune infrastructure aux promoteurs de spectacles. Elle chasse les fraudeurs du showbiz avec zèle. Elle interdit même des artistes. Mais construire un théâtre ? Un amphithéâtre public ? Une salle de production sous son autorité ? Silence.

Ce n'est pas forcément la DGS qui financera la construction des lieux de spectacle, mais l'initiative de tels projets, pourrait venir d'elle. 

 

Son ministère de tutelle lui donne tout le pouvoir de réguler, mais aussi celui de transformer avec de grandes idées. Les artistes improvisent. Les promoteurs bricolent.

 

D'autres pays ont compris que réguler ne suffit pas. Réguler et équiper, voilà la grande vision. Des organes similaires ont investi dans des salles publiques, des espaces pluridisciplinaires accessibles à tous.

 

La DGS dispose des ressources. Elle dispose de l'autorité aussi. Ce qui lui manque, c'est l'ambition : sortir de sa zone de régulation pour défendre la cause réelle du spectacle vivant.

 

Être gendarme du spectacle, c'est bien — c'est pour minimiser les dégâts. Proposer, c'est encore plus transformateur. N'est-ce pas ?

 

Coup de gueule - Par Sita

SITANEWS

 

Partager sur :