Moussa Moïse Sylla reste ministre. Sa reconduction à la tête du ministère de la Culture, désormais élargi au Tourisme et à l’Artisanat, confirme la volonté du président Mamadi Doumbouya d’assurer la continuité des réformes engagées. Ce maintien réjouit un grand nombre d’acteurs culturels. En seulement deux ans, le ministre a marqué des points.
Depuis son arrivée en 2024, Moussa Moïse Sylla a redonné de la visibilité à un secteur souvent négligé. Réformes, dynamisme, écoute : sa signature est visible partout. Sous son impulsion, plusieurs projets longtemps en sommeil ont été relancés. Les artistes saluent un ministre accessible, proche des réalités et attentif à leurs besoins.
Dès ses premiers mois, il a posé les bases d’une refondation du secteur culturel, longtemps resté en marge des priorités nationales. Parmi ses premières actions, l’instauration d’une assurance santé pour les créateurs a été une rupture symbolique et sociale. Cette mesure, largement saluée, a permis de rapprocher le ministère des acteurs du terrain.
Par ailleurs, il a rouvert la diplomatie culturelle guinéenne. Le pays a retrouvé une place dans plusieurs forums et festivals internationaux. Cette ouverture a offert une vitrine nouvelle à l’identité artistique nationale. Elle a aussi renforcé les liens avec les diasporas créatives.
Dans les régions, la dynamique est palpable. Des villages artisanaux émergent à Kindia, Labé ou Lola. Les infrastructures culturelles connaissent une vraie cure de jouvence. L’objectif est clair : replacer la culture et l’artisanat au cœur du développement local. « Nous voulons que chaque région tire de ses traditions les ressources de son avenir », déclarait récemment Moussa Moïse Sylla.
La vision est ambitieuse. Le ministre souhaite bâtir une économie créative. Dans ce modèle, les arts deviennent sources d’emploi et attractions touristiques. Ce plan s’inscrit dans une stratégie globale : le Programme Simandou 2040.
Celui-ci est un plan national de développement. Il place la culture, le tourisme et l’artisanat parmi ses cinq axes majeurs de transformation. Sur quinze ans, il ambitionne de faire de la créativité guinéenne un levier de croissance et de rayonnement.
Cette stratégie se décline en quatorze projets phares. Parmi eux, la construction du Palais de la Culture, la rénovation du Musée national de Sandervalia et la création d’un réseau de musées régionaux. Ces investissements, estimés à plusieurs centaines de milliards de francs guinéens, visent à structurer durablement le secteur. Ils contribuent aussi à renforcer le sentiment de fierté nationale.
L’année 2025 a marqué un tournant législatif pour la culture en Guinée. Le Conseil National de la Transition a adopté quatre lois fondatrices, élaborées par le ministère. Ces textes régulent désormais le secteur culturel.
Les lois portent sur plusieurs sujets : le statut de l’artiste, la régulation du spectacle vivant, la protection des instruments traditionnels et la structuration du cinéma guinéen. Elles donnent au secteur un cadre juridique moderne. Elles garantissent droits, reconnaissance et sécurité aux professionnels.
Ces avancées dessinent une vision claire : faire de la culture un pilier de l’identité nationale et du développement durable.
Reconduit avec un portefeuille élargi, Moussa Moïse Sylla aborde ce nouveau mandat avec légitimité. Il est un ministre enraciné dans son domaine. Il bénéficie de la confiance d’un milieu qui apprécie sa disponibilité et sa proximité.
Les défis demeurent. Le financement, la formation et l’organisation des filières culturelles sont toujours des chantiers ouverts. Désormais, la culture ne veut plus le laisser partir.
La rédaction de SITANEWS
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