Crédit photo (Officielle) : MCTA
27 June, 2026

REVUE| Paris, terrain de conquête culturelle pour la Guinée

 

Moussa Moïse Sylla était récemment dans la capitale française avec une mission claire. Défendre le patrimoine guinéen. Tisser des alliances culturelles. Et ramener un symbole.

 

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l'Artisanat de la République de Guinée conduisait une forte délégation. Leur agenda ? Chargé. Leur détermination ? Visible.

 

Tout commence aux Invalides. Face au Coran personnel de l'Almamy Samory Touré, le ministre ne cache pas son émotion. Ce livre n'est pas un objet. C'est une âme. Celle d'un résistant, d'un chef spirituel, dont l'héritage s'étend jusqu'à Ahmed Sékou Touré. 

 

Le ministre plaide pour sa restitution. Il cite la loi française, le discours de Macron à Ouagadougou, les restitutions accordées aux voisins. La Guinée attend son tour.

Le lendemain, cap sur Villers-Cotterêts. La délégation guinéenne visite la Cité internationale de la langue française. Les discussions sont concrètes. Une exposition sur la Guinée. Un soutien au futur Musée du Livre de Conakry. Une collaboration autour de la francophonie. Paul Rondin, directeur de la Cité, est invité aux grandes rencontres littéraires de Conakry.

 

Paris, c'est aussi les bureaux de Média-Participations. Vincent Montagne, poids lourd européen de l'édition, reçoit la délégation. Au menu : une bande dessinée sur Samory Touré et le rayonnement de Conakry, Ville créative de l'UNESCO en littérature depuis 2017.

 

Puis l'UNESCO. À la tribune de la 11e Assemblée générale des États parties à la Convention de 2003, le ministre Moussa Moïse Sylla prend la parole. Il appelle à davantage de moyens pour protéger le patrimoine immatériel mondial. Il met en lumière la Mamaya de Kankan. Il défend Conakry.

 

En quelques jours, la Guinée a parlé fort. Avec fierté. Et avec ambition. 

 

Par SITANEWS

 

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